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Des députés LREM objets de menaces et de violences

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Une cinquantaine de députés de la majorité française sont victimes de menaces et de violences dans le contexte de l'enlisement de la crise des gilets jaunes. Lettres d'insultes, permanences vandalisées, intrusions à leur domicile ou menaces de mort... c'est ce climat de violence à l'égard des élus que dénonce Gilles Le Gendre, le président du groupe la République en marche à l'Assemblée nationale.

Dans une tribune publiée dans le journal le Monde, il appelle à "respecter la République et ses élus". Il s'en prend notamment au Rassemblement national et à la France insoumise, accusée de jeter de l'huile de feu et de ne pas condamner ces violence.

Une balle dans la tête

Le député Jean-François Mbaye a reçu une lettre anonyme contenant des insultes racistes et des menaces de mort. Des propos extrêmement violents pour lesquels il va porter plainte.

"En 1962 les Algériens ont dit aux colons, "c'est la valise ou le cercueil". Mbaye ont te dit la même chose et comme tu ne vas pas obtempérer, on va tout simplement te mettre une balle dans la tête. le climat actuel s'y prête bien. Les victimes d'accidents de chasse augmentent, tu vas mourir", est-il écrit dans ce courrier anonyme.

La réaction de Jean-François Mbaye est sans équivoque : "J'ai envie de vomir quand je vois ça. Je suis rempli de haine envers ces propos-là, qui ne reflètent absolument pas mon pays, parce que mon pays c'est la France."

Sur twitter, plusieurs élus ont dénoncé ces actes malveillants. C'est le cas de la députée de Vendée qui a découvert un mur de parpaings monté dans la nuit devant sa maison.

Les dépôts de plainte sont désormais systématiques. La députée Aurore Bergé, qui a reçu une lettre d'injure, a décidé d'aller plus loin en signalant à la justice les propos de deux cadres de La France Insoumise incitant à la violence.