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Theresa May hausse le ton avant le vote de mardi sur le Brexit

Theresa May hausse le ton avant le vote de mardi sur le Brexit
Tous droits réservés 
Par Olivier Schneid avec AFP
Publié le Mis à jour
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La Première ministre britannique, Theresa May, a, dimanche 13 janvier 2019, demandé à sa majorité d'adopter l'accord sur le Brexit conclu, laborieusement, avec l'Union européenne (UE). Alors que se profile l'idée d'un report du calendrier de sortie du pays de l'UE, du 29 mars à, au moins, juillet.

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A deux jours du vote, mardi 15 janvier 2019, de la Chambre des Communes sur l'accord sur le Brexit, négocié pas à pas avec l'Union européenne (UE), la Première ministre britannique, Theresa May, a accordé une interview au journal eurosceptique Sunday Express. Elle y implore les députés de son parti d'approuver le texte.

Ne pas l'adopter, dit-elle, en faisant allusion au référendum de juin 2016, marquerait "une rupture de confiance catastrophique et impardonnable en notre démocratie". "Mon message est simple, poursuit-elle : il est temps d'arrêter de jouer et de faire ce qui est juste pour notre pays."

Or, l'accord, contesté par les partisans d'un Brexit dur, a de fortes chances d'être rejeté. Dans une telle configuration, le chef de l'opposition travailliste, Jeremy Corbyn, a, de nouveau, dimanche, souhaité l'organisation d'élections générales anticipées. Il a aussi annoncé que son parti, le Labour, présenterait "bientôt" une motion de censure du gouvernement.

"Ma préférence va vers un accord négocié maintenant pour éloigner le danger d'une sortie de l'UE le 29 mars, sans accord. Car ce serait catastrophique pour l'industrie et pour le commerce. Et les effets à long terme seraient considérables. Le Parlement a voté, cette semaine, un amendement budgétaire qui montre indirectement son opposition à une absence d'accord, mais sans le dire explicitement. Et le Labour fera tout ce qu'il peut pour empêcher une sortie sans accord."

Theresa May pourrait, d'ici à mardi, annoncer une évolution de l'accord avec l'UE sur la question de la frontière irlandaise, l'un des sujets les plus sensibles. Des sources officieuses évoquent aussi la perspective d'un accord entre les deux parties pour un report de l'échéance du 29 mars à, au moins, juillet 2019.

En plus d'une fronde durable dans sa majorité, Theresa May doit faire avec la colère de manifestants qui, samedi, se sont affrontés à d'autres Britanniques, eux, favorables au maintien dans l'UE. Une sorte de réplique dans la rue de ce qu'elle vit au Parlement.

Sources additionnelles • Reuters

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