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Brexit : face au Parlement hostile, Theresa May garde le cap

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REUTERS/Toby Melville
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Theresa May indique vouloir à nouveau tout faire pour un qu'un accord acceptable soit approuvé par le parlement britannique après le sévère revers infligé la semaine dernière par la Chambre des Communes qui avait refusé son plan de sortie de l'Union européenne par 432 voix contre 202.

La première Ministre britannique s'exprimait devant les députés du Royaume-Uni pour leur présenter son plan B. Sur le fond, aucune nouveauté fondamentale : Mme May demeure déterminée à ce que le Brexit ait lieu à la date prévue, le 29 mars prochain. Elle refuse le scénario d'une sortie sans accord, tout en excluant la possibilité d'une prolongation des négociations au-delà de cette date. Quand à l'évocation d'un nouveau référendum, c'est là aussi un non ferme.

Theresa May s'explique : "Il y a de grandes inquiétudes sur la possibilité que le Royaume-Uni quitte l'UE sans accord. Et il y a ceux des deux côtés de la Chambre des Communes qui veulent que le gouvernement exclue cette possibilité. Or nous devons être honnêtes avec le peuple britannique sur ce que cela signifie. La meilleure façon d'écarter le no-deal, c'est que cette chambre approuve un accord avec l'Union européenne, et c'est ce que le gouvernement tente de faire. La seule autre manière d'éviter un Brexit sans accord, ce serait de révoquer l'article 50, ce qui voudrait dire rester dans l'Union européenne. D'autres pensent que ce dont nous avons besoin, c'est de plus de temps. Ils disent donc que nous devons prolonger l'article 50 afin de donner plus de temps au parlement pour débattre de la façon dont nous devons partir et de ce à quoi l'accord devrait ressembler. Mais cela, ce n'est pas exclure un no-deal, c'est simplement retarder la prise de décision."

La frontière irlandaise au coeur des débats

Theresa May a néanmoins promis quelques aménagements pour faire approuver son plan par le les parlementaires. Elle va retourner à Bruxelles pour rediscuter de la question de la frontière irlandaise. La sortie du Royaume-Uni de l'UE pose la question du retour d'une frontière tangible entre les deux Irlandes, qu'aucune des parties ne souhaite. Theresa May a promis d'être plus flexible. Elle a fait une concession à l'opposition en renonçant à une taxe de 65 livres qui se serait appliquée aux résidents européens à l'issue du Brexit.