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Un Palestinien tué par un tir de char israélien

Un Palestinien tué par un tir de char israélien
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Un Palestinien a été tué mardi à Gaza par un tir de char israélien, a indiqué le ministère de la Santé dans l'enclave, l'armée israélienne disant avoir frappé des positions du Hamas en riposte à des tirs en provenance du territoire.

Un soldat israélien posté près de la frontière a été légèrement blessé par un de ces tirs d'arme à feu depuis la bande de Gaza, a dit l'armée israélienne.

Mohammed al-Nabahine, 24 ans, a été tué et deux autres personnes blessées par une frappe de char israélien, a indiqué le porte-parole du ministère gazaoui de la Santé, Achraf al-Qodra.

Le mouvement islamiste Hamas, qui gouverne sans partage la bande de Gaza, a indiqué que Mohammed al-Nabahine appartenait à sa branche armée, les Brigades Ezzedine al-Qassam.

Des chars positionnés du côté israélien de la frontière ont frappé mardi deux positions militaires du Hamas dans le territoire, en représailles à des tirs d'armes à feu, a dit l'armée israélienne, qui tient le mouvement islamiste pour responsable de tout ce qui se passe dans le territoire sous son contrôle.

Après avoir frôlé une quatrième guerre entre Israël et le Hamas, la bande de Gaza soumise au blocus israélien et en particulier sa frontière avaient connu ces dernières semaines une relative accalmie.

La bande de Gaza a été le théâtre pendant des mois en 2018 d'une mobilisation appelée "Grande marche du retour" et de plusieurs accès de fièvre entre groupes armés palestiniens et armée israélienne.

Depuis le début de cette mobilisation en mars 2018, au moins 244 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens, la grande majorité lors de manifestations et de heurts le long de la frontière, mais aussi un certain nombre dans des frappes de chars ou de l'aviation israélienne.

Deux soldats israéliens ont été tués depuis cette date.

- Tensions persistantes -

Israël et le Hamas ont conclu en novembre un cessez-le-feu par l'entremise du voisin égyptien.

Mais les tensions demeurent, en particulier du fait du retard pris par le versement d'une aide du Qatar.

Pour apaiser la situation, Israël avait autorisé le Qatar à faire entrer 90 millions de dollars en six tranches mensuelles dans la bande de Gaza appauvrie, largement destinés à payer des employés du Hamas.

Une nouvelle livraison de fonds se fait attendre depuis deux semaines, sans explication officielle, Israël étant communément désigné comme responsable du blocage.

Ces transferts d'argent ont valu au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'être accusé par certains rivaux dans son pays de financer le Hamas. Israël va au-devant de législatives anticipées en avril.

L'ambassadeur du Qatar à Gaza, Mohammed al-Emadi, a annoncé lundi qu'une nouvelle tranche d'aide destinée notamment au paiement des salaires des fonctionnaires du mouvement islamiste Hamas, serait versée cette semaine.

Mais le Premier ministre israélien a décidé mardi soir de ne pas autoriser le versement de l'argent qatari "à la suite des derniers événements dans la bande de Gaza", selon un responsable israélien.

L'armée israélienne a rapporté qu'à deux reprises des coups de feu avaient été tirés mardi contre des soldats postés le long de la frontière.

Dans le deuxième incident, un individu a ouvert le feu sur les soldats lors de manifestations et de heurts au cours desquels des pierres ont également été lancées, a-t-elle dit.

"Une balle a frappé le casque d'un officier de l'armée israélienne, le blessant légèrement", a-t-elle dit. C'est le premier soldat israélien blessé par des tirs depuis des semaines.

Israël accuse le Hamas d'instrumentaliser la protestation et assure ne faire que défendre sa frontière.

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