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Aux JMJ, entre l'estrade et le public, des visions parfois contradictoires

Aux JMJ, entre l'estrade et le public, des visions parfois contradictoires
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A genoux, des milliers de jeunes fidèles prient en silence. Sur l’estrade, le pape François vient de les mettre en garde contre les mirages d’internet. Pendant ce temps, Francisco, panaméen âgé de 21 ans, envoie frénétiquement des photos de l‘événement à sa famille par WhatsApp.

Réseaux sociaux, contraception, célibat des prêtres: entre ce que prêche l’église et ce que disent ou vivent certains des pèlerins présents aux Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) du Panama, le fossé semble parfois immense.

“Il ne suffit pas d‘être toute la journée connecté pour se sentir reconnu et aimé. Se sentir considéré et invité à quelque chose est plus important qu‘être sur le réseau internet”, lance samedi soir le pape Jorge Bergoglio, 82 ans, aux quelque 600.000 jeunes catholiques massés pour la veillée des JMJ.

Les réseaux sociaux sont “une arme à double tranchant qu’il faut savoir utiliser”, déclare à l’AFP Francisco Alexander, qui porte au front un bandeau blanc frappé d’une photo du souverain pontife.

Malgré la contradiction évidente de la situation, cet étudiant assure qu’il compte bien se soumettre à l’appel du souverain pontife, lui même grand amateur des nouvelles technologies, en “vivant une jeunesse complète, une jeunesse d’amour qui ne soit pas seulement faite de technologie mais aussi de relations humaines”.

Un peu avant dans l’après-midi, au milieu de la mosaïque multicolore de tentes, sacs de couchage et matelas gonflables qui recouvre cette immense esplanade des abords de la capitale panaméenne, Lucas Mendes, Brésilien de 20 ans, estime que “l’Eglise doit s’ouvrir à propos de la contraception”.

- “Avancer avec notre temps” –

“On doit avancer avec notre temps, évoluer”, assure cet électeur de Jair Bolsonaro, le nouveau président d’extrême-droite du Brésil.

“En Europe, on peut comprendre (le discours de l’Eglise sur la contraception), mais dans des pays comme le Brésil, ça ne peut pas exister. Si tu as des enfants mais que tu n’as pas d’argent pour t’en occuper, tu ne devrais pas les avoir”, ajoute ce jeune homme, chapelet autour du cou, drapeau brésilien sur les épaules et lunettes de soleil sur le nez.

Mais le discours de l’Eglise sur la contraception ou l’avortement, thèmes particulièrement délicats pour l’institution catholique, est tout autre. Au cours de la veillée en présence du pape, une jeune Panaméenne, Erika de Bucktron, est venue raconter comment elle avait choisi de garder son bébé, en apprenant qu’il était atteint de trisomie, plaidant en faveur du “droit à la vie”.

La veillée des jeunes avec le pape est traditionnellement un des moments forts des JMJ. Arrivés à pied, drapeaux au vent, en formant de longues caravanes, ils s’installent sur ce terrain près de l’aéroport de Panama, chantant et dansant dans l’attente de voir François. Il y flotte une légère odeur de bouse de vache. Un abattoir fonctionnait encore il y a peu juste à côté.

Soudain, une clameur. Les fidèles se pressent contre les barrières métalliques de l’allée, le portable en l’air, ils immortalisent le Saint-Père dans sa papamobile.

Juste après le passage du pape, qui a abordé samedi devant des prêtres et des séminariste le thème de la crise des vocations sacerdotales, Joao Abrantes, Portugais de 25 ans récemment converti au catholicisme, plaide pour une église “plus moderne” et confie ne pas comprendre pourquoi l’Eglise interdit toujours le mariage des prêtres.

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