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Monaco: comment le retour de Jardim a rebattu les cartes

L'entraîneur de l'AS Monaco Leonardo Jardim, le 8 février 2019 à la Turbie
L'entraîneur de l'AS Monaco Leonardo Jardim, le 8 février 2019 à la Turbie -
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YANN COATSALIOU
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Lorsqu’un entraîneur remercié trois mois et demi auparavant revient, comme c’est le cas de Leonardo Jardim à Monaco, les rapports de forces à tous les niveaux d’un club en sont chamboulés, de l’intérieur du vestiaire au sommet de l’institution.

C’est peut-être le seul point sur lequel Thierry Henry et Leonardo Jardim était en phase: il fallait réduire l’effectif pour la deuxième partie de saison. Aujourd’hui, Monaco compte 73 joueurs professionnels sous contrat, sans les jeunes Thuram, Biancone ou Iglio, très proches de le devenir.

Déjà, 23 d’entre eux sont prêtés. Jardim a d’ailleurs profité du mercato hivernal pour exfiltrer la majorité des recrues estivales, telles Aït Bennasser (Saint-Etienne), Pelé (Nottingham Forest), Barreca (Newcastle), Grandsir (Strasbourg). Ajoutez à eux Tielemans à Leceister, à qui Jardim préfère Adrien Silva. On tient là une belle liste d’indésirables.

Mais il reste 50 joueurs à La Turbie. Or, Jardim répète n’en vouloir que “16 ou 17 (hors gardiens, ndlr) qui peuvent se battre pour une place”.

“On va faire de la gestion avec la réserve”, explique le Portugais. Cela vaut pour les jeunes qui ont goûté à l‘équipe première. Panzo, Faivre, Massengo, Antonucci, Gouano, Isidor, et Biancone retrouvent la vingtaine de premiers contrats pro en N2.

- Tahri et Fabregas, seuls rescapés /p>

Seuls Benoît Badiashile et Sofiane Diop sont conservés dans le noyau. Pour Serrano, Pierre-Gabriel, Ndoram, Thuram, Sylla et Geubbels, en périphérie, “la règle est de se battre pour entrer dans le groupe de 17-18, puis encore, pour viser le 11”, précise Jardim.

“Tout le monde doit avoir une bonne mentalité car la mission est très collective”, lance le Portugais, qui bannira tout individualisme.

Sans les six blessés (Raggi, Aholou, Chadli, Mboula, Pellegri, Jovetic), encore absents pour un moment, Jardim possède désormais un groupe de 17 joueurs, plus trois gardiens.

Il les souhaite en concurrence. “Chacun apportera des solutions, dit-il. On a un effectif plus riche”. Mais les statuts ont été clarifiés. Subasic est gardien N.1, Falcao, capitaine et patron, Glik et Fabregas, tauliers. Jermerson a été réhabilité. Lopes et Golovin sont fers de lance offensifs. Quant au champion du monde Sidibé, il ne jouira pas indéfiniment de son immunité si son niveau stagne.

Jardim n’a pas effectué un écrémage que chez les joueurs. Il a également réduit son staff. “Mon équipe technique est revenue (Nelson Caldeira, José Barros Araujo et Antonio Vieira, ndlr), explique-t-il. J’ai gardé Dédé (Amitrano) pour les gardiens, et Bob (Tahri) pour la récupération.” Les autres seront évincés. “Rien de personnel, justifie Jardim. J’aime travailler avec un staff peu nombreux. Sinon, il y a une perte d’implication.”

Pas de “dragon à deux têtes” –

Comme le nutritionniste Romain Giroud et le kiné Jérôme Palestri, Franck Passi ne sera pas conservé. “J’ai parlé avec lui, indique Jardim. Il connaît ma méthode. Je ne crois pas à la division des fonctions.”

“Je ne crois pas au dragon à deux têtes”, conclut sur le sujet celui dont le retour fait également bouger les lignes à la direction du club, même s’il s’en défend.

Deux hommes importants, avec qui il entretient de fraîches relations, sont sur le départ: Bruno Skropeta, directeur général adjoint, qui devrait répondre favorablement à des sollicitations extérieures, et Michael Emenalo, directeur sportif, qui ne se contentera pas longtemps des tâches de scouting confiées en inadéquation avec son poste, et dont l’adjoint, Yannick Menu, est aussi sur le départ.

Bien entendu, Jardim n’est pas directement à l’origine de ces départs. Mais il s’en accommode bien. Son vice-président, Vadim Vasilyev, lui fait ainsi place nette pour travailler sereinement à sauver le club.

Et en bon diplomate, Vasilyev a, d’autre part, volontairement médiatisé la promotion de son nouvel assistant, Louis Ducruet, fils de la princesse Stéphanie, comme pour marquer un élan nouveau dans l’engagement du palais au sein du club.

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