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"Brexit Road Trip" : étape 2, en terre hostile à l'Union européenne

"Brexit Road Trip" : étape 2, en terre hostile à l'Union européenne
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Blaenau Gwent, une petite ville dans le sud du Pays de Galles... Des champs à perte de vue et 69 000 habitants qui ont voté pour sortir de l'Union européenne en 2016, à 62%...

William Jenkins n'en fait pas partie. La famille de cet agriculteur possède cette ferme depuis plus d'un siècle. Et de la stabilité... Justement, l'Union européenne lui en apporte.

"L'Europe a donné aux agriculteurs, en particulier au Pays de Galles, de la stabilité et de la sécurité", explique-t-il à devant nos caméras. "Nous avions un marché pour nos bêtes. C'est pour cela que je suis un peu inquiet de ce qu'il va se passer. Nous allons perdre des parts de marché pour lesquelles nous nous sommes battus pendant des années, en répondant à la demande en Europe. Et j'ai peur que nous perdions cette sécurité."

"Je suis déçu de quitter l'Union européenne mais nous en sommes là, et il faut en tirer le meilleur. Si nous en sortions sans accord nous pourrions avoir de nombreux soucis, en particulier dans ces collines du Pays de Galles."

Mais l'opinion de William n'a pas toujours été celle des millions de Britanniques qui voteraient encore aujourd'hui pour sortir de l'Union européenne...

Ils sont pourtant de moins en moins nombreux. Selon un sondage publié en janvier, une majorité de Britanniques voteraient aujourd'hui pour rester s'ils en avaient la possibilité.

Boston, capital du "LEAVE"

Nous reprenons la route. Direction Boston, dans le nord-est de l'Angleterre. Ici, en 2016, c'était un raz de marée en faveur du Brexit. 75% des habitants ont voté pour sortir de l'UE.

Mais c'était il y a plus de deux ans. Aujourd'hui, les négociations sont devenues interminables et personne ne voit encore le bout du tunnel.

Boston... Alan et Jenny y ont vécu toute leur vie. Un couple bien placé donc, pour nous donner quelques idées sur les raisons de ce vote aussi massif pour sortir de l'Union européenne.

"Si les arguments pouvaient me convaincre de changer d'avis, alors je voterais le contraire", explique Alan. "Je pense que les deux camps ont voté avec force... Mais les choses se sont avérées différentes par la suite. Je pense que s'il y avait un autre référendum, plus de choses devraient être faites pour que les gens aient conscience de ce pourquoi ils votent, et quelles conséquences en découleraient."

"Si vous alliez en ville un soir, vous auriez du mal à comprendre certaines personnes", explique quant à elle Jenny, en référence aux nombreux personnes d'origine étrangère arrivées récemment à Boston.

L'immigration, une source d'inquiétude à Boston, selon le couple. La ville est en effet devenue un port d’accueil important pour Polonais, Estoniens, Lituaniens, Roumains, quand l'Union européenne s'est élargie en 2004. "Cela déséquilibre la balance", ajoute Alan.

Prochaine étape de notre voyage : en Ecosse, qui a majoritairement pour rester dans l'Union européenne