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Procès des Catalans : toujours le dialogue de sourds

Procès des Catalans : toujours le dialogue de sourds
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Les accusés sont arrivés sous escorte de la guardia civile, mardi à Madrid au premier jour d'un procès historique. Ils sont douze. Douze dirigeants séparatistes accusés d'avoir organisé un référendum d'autodétermination en Catalogne et d'avoir proclamé l'indépendance de cette région du nord-est de l'Espagne. A l'extérieur de la Cour suprême, des manifestants pro- et anti-séparatistes se sont faits face.

"Aujourd'hui beaucoup ressentent une grande douleur en Catalogne et dans d'autres endroits du pays. La douleur de voir ces hommes et ces femmes sur le banc des accusés. Mais nous verrons aussi de la dignité. Douze hommes et femmes dignes et la seule chose qu'ils ont faite est de mettre entre les mains des Catalans leur avenir", estime Roger Torrent, le président du Parlement catalan.

"Entendre les voix de l'UE"

Carles Puigdemont, le grand absent du procès, estime depuis Berlin qu'il s'agit d'une "mascarade"; que ce procès n'aurait jamais dû avoir lieu. Il attaque en règle les institutions européennes qui ont soutenu Madrid dans son conflit avec les indépendantistes catalans .

"Je veux demander aussi aux Institutions européennes pourquoi l'Union européenne est plus concernées par ce qui se passe, par exemple au Venezuela, que ce qui se passe à Madrid aujourd'hui. Nous avons besoin d'entendre les voix de l'Union européenne aussi clairement que possible, quand elles défendent les droits de l'homme et les valeurs fondamentales autour du monde, parce que c'est son devoir", a déclaré Carles Puigdemont lors d'une conférence de presse à Berlin.

Trois mois

Parmi les militants contre l'indépendance de la Catalogne réunis devant la cour, le leader du parti d'extrême doite Vox . Pour lui, les indépendantistes catalans sont les ennemis de l'Espagne.

"Le fait que, précisément aujourd'hui, soit assis dans le public, et non sur le banc des accusés le président de la Generalitat, Quim Torra, est une preuve que le coup d'Etat est toujours en vie, d'autant plus qu'il y a quelques semaines, il a dit : "il n'y a pas de retour en arrière", et parié sur la voie slovène, qui est violente. Il a donc conspiré publiquement pour continuer la révolte séparatiste," estime Santiago Abascal le n°1 du parti d'extrême-droite Vox.

Le procès doit durer trois mois et le verdict ne devrait pas être rendu avant le mois juillet.

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