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Johann Zarco: "raisonnable de viser le top 10" en MotoGP en 2019

Le Français Johann Zarco lors d'une séance photo le 16 février 2019 à Paris
Le Français Johann Zarco lors d'une séance photo le 16 février 2019 à Paris -
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FRANCK FIFE
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"Le rêve, c'est un titre mondial, mais pas tout de suite (...) Ca ne fait sans doute pas rêver mais je pense que c'est raisonnable de viser un top 10" au Championnat du monde MotoGP en 2019, estime le Français Johann Zarco, pour sa première saison chez KTM.

Q: Vous êtes désormais pilote d'usine. Que cela a-t-il changé pour vous ?

R: "Quand je rentre dans les stands, j'ai beaucoup plus de personnes à qui communiquer mes sensations (...) Avoir tous ces gens autour, c'est me donner les moyens de viser un titre mondial, même si la moto n'est pas encore prête actuellement. La moto de course, c'est plein de petits détails à mettre ensemble. Il n'y a pas seulement une chose qui se démarque, c'est faire un compromis pour y arriver. Le pilote doit piloter et tous les techniciens doivent savoir gérer à 100%. (...) Là, comme il y a presque une personne pour chaque élément, ça permet de pousser tous les curseurs au maximum."

Q: Vous êtes vous préparé différemment cet hiver ?

R: "Surtout sur un aspect mental. Après les tests de novembre, il fallait accepter d'avoir maintenant les moyens financiers et humains pour atteindre les sommets mais qu'il y aurait une phase de développement. En piste, des fois, les chronos ne sont pas excellents, je me retrouve assez loin dans les classements. A moi d'avoir le feu à l'intérieur pour vouloir gagner mais, lorsque je ne suis pas devant immédiatement, d'accepter qu'il y a besoin de temps. Je suis content de l'avoir bien ancré en moi pendant l'hiver, parce qu'il y a besoin de maturité pour gérer ça."

Q: Vos sensations s'améliorent toutefois ?

R: "Après l'hiver de repos et de préparation, je suis remonté sur la moto en février. J'ai roulé cinq jours en Malaisie et, à partir du troisième, j'ai vraiment eu de gros progrès. Sans doute parce que j'avais déjà intégré qu'il faut du temps pour développer cette moto, dès que les sensations ont été meilleures, j'ai pu aller beaucoup plus vite et ça nous a donné du baume au coeur à tous les techniciens et à moi-même."

Q: Quels sont vos objectifs pour 2019 ?

R: "Le rêve, c'est un titre mondial. Pas tout de suite mais cette lueur est toujours là et restera là. Si un jour elle s'éteint, je pense qu'il faudra arrêter de courir en moto. Mon objectif, à le dire ça ne fait sans doute pas rêver, mais je pense que c'est raisonnable de viser un top 10 (au Championnat). Ca plaira déjà beaucoup à KTM parce que ça sera un signe qu'on est constants et qu'on se construit une base solide (...) On pourra à partir de cette base viser plus haut pour 2020."

Q: Vous êtes vous fixé un échéancier ?

R: "Pas encore. C'est dur à établir (...) Tant qu'on n'a pas, sans doute, passé les cinq premières courses, ça sera difficile de se dire à quel moment on peut viser le top 5, les podiums, puis les victoires."

Q: Vous avez provoqué un regain d'intérêt pour la moto en France. Vous en êtes satisfait ?

R: "Je suis content de ça. Il y a deux ans, quand j'ai mené six tours au Qatar pour ma toute première course en MotoGP, ça a fait un boom médiatique et les gens ont commencé à avoir plus d'intérêt pour la moto. J'étais presque déçu parce que j'avais déjà été deux fois champion du monde Moto2 et je pensais que c'était déjà beaucoup. C'est plus dur que de mener six tours en MotoGP ! Mais pas aux yeux des gens... Après, je me suis dit: ça n'est pas plus mal, au moins ça permet de parler un peu de la moto en France. Ca me plaît d'utiliser cette notoriété pour amener les gens à l'activité du deux-roues et pas seulement à la compétition. J'ai vraiment envie de changer l'esprit du grand public. Ceux qui ne connaissent pas du tout la moto ont un regard plutôt négatif et j'espère faire changer un peu ça, parce qu'avant de penser danger, accident et mort, c'est aussi plaisir, pratique et facilité."

Q: Vous êtes rejoint en MotoGP par un autre Français, Fabio Quartararo (Yahama SRT). En êtes vous heureux ou inquiet ?

R: "Ca va faire de la compétition sans doute entre nous, ce qui est plutôt bon, et surtout intéresser encore plus les Français. On a besoin de ça et, si ça n'est pas moi, lui-même peut sans doute être champion ! (...) Mieux vaut souhaiter être meilleur que ses adversaires que de leur souhaiter d'être moins bon que soi. J'essaye de garder cet esprit. Je le sens bien en ce moment, il est jeune, il a tout pour bien apprendre, donc qu'il prenne du plaisir. A moi de le battre !"

Propos recueillis par Raphaëlle PELTIER.

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