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Conflit russo-ukrainien : la guerre qui ne dit pas son nom

Conflit russo-ukrainien : la guerre qui ne dit pas son nom
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Régulièrement les forces navales russes et ukrainiennes procèdent à des manoeuvres militaires. Mais en mer d'Azov, la tension est telle qu'à tout moment de simples exercices peuvent tourner à la confrontation armée.

En novembre dernier les Russes ont d'ailleurs rappelé leur détermination et leur supériorité en s'emparant de navires ukrainiens et en arrêtant deux douzaines de marins devenus les otages d'une guerre qui ne dit pas son nom.

Un accrochage de plus face auquel l'Union européenne semble désormais prête à alourdir la panoplie de sanctions à l'égard de Moscou.

Anders Samuelson, ministre danois des Affaires étrangères : "Ce que la Russie a fait est totalement inacceptable. Elle doit libérer les 24 marins ukrainiens. Et en renforçant les sanctions c'est une façon de montrer notre solidarité envers l'Ukraine et d'envoyer un signal clair à Moscou."

Federica Mogherini, cheffe de la diplomatie européenne : "Je peux confirmer qu'il existe un consensus politique sur certaines mesures supplémentaires à prendre... Des sanctions personnelles et ciblées".

Mais le conflit russo-ukrainien se joue aussi sur terre ferme. Notre envoyé spécial Bill Neely a pu se rendre sur la ligne de front, là où l'armée ukrainienne doit affronter les combattants séparatistes commandés par des officiers russes, selon l'état-major ukrainien.

Avec ses kilomètres de tranchées, le terrain est devenu un véritable champ de bataille. Sur cette ligne de front 13 000 personnes ont déjà perdu la vie. Et malgré les appels à la désescalade, des snippers sèment toujours la terreur.

Bill Neely, envoyé spécial NBC/Euronews : "Le cessez-le-feu qui a été imposé n'en porte que le nom. Il a été rompu des milliers de fois le long de cette ligne de front et cela chaque semaine".

Svitlana Zalishchuk, députée ukrainienne : "Les gens doivent réaliser que c'est une véritable guerre avec des milliers de morts au coeur de l'Europe".

Mais le conflit russo-ukrainien a de beaux jours devant lui. L'armée ukrainienne a reçu et testé ses premiers missiles achetés aux États-Unis et Washington prépare de nouvelle sanctions contre Moscou.

A tel point que la région est devenue le principal terrain d'affrontement entre la Russie et l'Occident... à deux mille kilomètres seulement des principales capitales européennes .

Mais la rupture russo-ukrainienne s'est aussi étendue à la religion. Un véritable schisme : le clergé chrétien orthodoxe ukrainien s'est séparé de Moscou pour former sa propre église. Un message clair pour le président Poutine.

Problème : la "dérussification" de l'Ukraine voulue par certains n'a pour l'instant apporté que violences et divisions au sein même de la société ukrainienne.

Jusqu'à présent le pays a résisté tant bien que mal mais il faudra plus que des prières... ou des sanctions de l'Union européenne pour arrêter la pression mortifère de la Russie.

Reportage Bill Neely, récit Christophe Garach