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Crise vénézuélienne : la bataille des concerts

Crise vénézuélienne : la bataille des concerts
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Des milliers de personnes rassemblées vendredi à Cucuta, une ville colombienne à la frontière avec le Venezuela : ils sont venus assister à un concert géant en faveur de l'entrée dans le pays de l'aide humanitaire envoyée des États-Unis, à l'appel de l'opposant Juan Guaido.

Le bras de fer entre le chef de l'Etat vénézuélien Nicolas Maduro et Juan Guaido, reconnu comme président intérimaire par une cinquantaine de pays, se poursuit sous la forme insolite d'un duel de concerts, le second étant organisé par le régime chaviste.

Les deux événements ont lieu de part et d'autre du pont de Tienditas, reliant la ville colombienne de Cucuta et la commune vénézuélienne d'Ureña, qui est barré depuis deux semaines par les militaires vénézuéliens.

Le milliardaire britannique Richard Branson, organisateur, espère récolter 100 millions de dollars de dons pour la population de l'ancienne puissance pétrolière, confrontée à la pire crise de son histoire et qu'ont fui 2,7 millions de migrants depuis 2015, selon le dernier bilan de l'ONU.

Le fondateur du groupe Virgin a expliqué que le concert, où sont attendues plusieurs stars internationales, servirait à récolter des dons sur internet pour l'achat de nourriture et de médicaments, afin de pallier les pénuries de produits de première nécessité.

"Ce concert est une aide immense. Ce type d'initiatives est nécessaire pour que le gouvernement du Venezuela ouvre les yeux", estimait Wendy Villamizar, une Vénézuélienne de 32 ans.

De l'autre côté du pont, les préparatifs se poursuivaient pour le concert, prévu sur trois jours, organisé par le gouvernement vénézuélien. Les lieux étaient sous la surveillance de militaires et aucune foule de spectateurs n'était visible en milieu de matinée, a constaté l'AFP.

Peu de détails ont filtré à propos de ce contre-concert intitulé "Hands off Venezuela" ("Pas touche au Venezuela").

"Les artistes qui se produiront en Colombie doivent savoir qu'ils commettent un crime, ils donnent leur aval à une intervention militaire", a averti Nicolas Maduro.

Après la suspension des liaisons maritimes et aériennes avec l'île néerlandaise de Curaçao, autre point de stockage de l'aide, il a ordonné jeudi la fermeture "jusqu'à nouvel ordre" de la frontière terrestre avec le Brésil, où de l'aide doit également être entreposée. Il a aussi menacé de fermer celle avec la Colombie face aux "provocations" et "agressions" de Bogotá et de Washington.

De son côté, Juan Guaido a quitté la capitale jeudi avec des partisans pour rejoindre par la route la frontière colombienne, où il espère faire entrer l'aide avec le soutien de volontaires.

Le jeune opposant de 35 ans, qui a choisi pour l'entrée de l'aide la date symbolique du 23 février, un mois après s'être proclamé président par intérim, a affirmé qu'elle entrerait "quoi qu'il arrive".

Il n'a eu de cesse d'appeler, en vain, les militaires à se ranger derrière lui.