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Madrid maintiendra les droits des Britanniques en cas de Brexit sans accord

Madrid maintiendra les droits des Britanniques en cas de Brexit sans accord
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L'Espagne a annoncé vendredi avoir adopté un décret pour minimiser les effets d'un éventuel Brexit sans accord sur la vie des plus de 300.000 Britanniques résidant sur son sol et préserver leurs droits.

Madrid a cependant exigé que Londres fasse la même chose de son côté pour les 150.000 Espagnols résidant au Royaume-Uni. Il s'agit de faire en sorte "_qu'aucun citoyen britannique ni espagnol ne reste sans protection, ni lui ni ses proche_s", a insisté devant la presse Carmen Calvo, vice-présidente du gouvernement du socialiste Pedro Sanchez.

Plus de 300 000 britanniques en Espagne

L'Espagne est le pays de l'Union européenne où résident le plus grand nombre de Britanniques en dehors du Royaume-Uni. Mme Calvo a détaillé des mesures en matière de résidence, d'emploi, de santé, etc. qui complèteront celles adoptées par l'UE. Le décret établit ainsi "les mesures nécessaires pour protéger les travailleurs et retraités couverts par les systèmes de Sécurité sociale britannique et espagnol".

"Nous espérons ne pas avoir besoin d'utiliser ce décret-loi", a cependant relevé Mme Calvo, assurant qu'il ne serait mis en application "que si le Royaume-Uni décidait de sortir de l'Union européenne par la fenêtre".

Gibraltar au cœur du Brexit

Elle a souligné qu'une attention particulière serait portée à la zone du Campo de Gibraltrar en Andalousie, dans le sud de l'Espagne, afin de garantir "u_n flux rapide_" au passage de la frontière des 9.000 travailleurs transfrontaliers espagnols qui se déplacent quotidiennement vers Gibraltar.

Les emplois dans la riche enclave britannique de Gibraltar, située dans l'extrême sud de l'Espagne, sont vitaux pour les habitants de la zone du Campo de Gibraltar. Mais ces travailleurs sont tout aussi indispensables au bon fonctionnement de l'économie du Rocher.

A un mois du Brexit, normalement prévu le 29 mars, le Royaume-Uni risque une sortie sans accord, les députés ayant massivement rejeté en janvier le texte difficilement négocié entre la Première ministre britannique Theresa May et l'UE.