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Bouteflika promet d'abréger son mandat s'il est réélu, le message ne passe pas

Bouteflika promet d'abréger son mandat s'il est réélu, le message ne passe pas
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REUTERS/Ramzi Boudina
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Abdelaziz Bouteflika a confirmé sa candidature à un 5e mandat présidentiel, mais promis qu'il l'abrégerait... Un message qui n'a pas convaincu les opposants à sa réélection... Dans le centre d'Alger, mais aussi à Oran et à Constantine, des milliers de manifestants ont défilé dans le calme, alors qu'un important dispositif policier se déployait progressivement.

En fin de journée, le directeur de campagne de Bouteflika, Abdelghani Zaalane, s'était chargé de déposer officiellement, au Conseil constitutionnel à Alger, la candidature du président de 82 ans, hospitalisé depuis une semaine à Genève, en Suisse.

Puis, il a lu une lettre à la presse. Dans cette déclaration, Bouteflika assure avoir entendu les cris des manifestants et il propose un changement du système... Il prend l'engagement, s'il est réélu, d'organiser une élection présidentielle anticipée à laquelle il ne sera pas candidat. Une élection anticipée qui "assurera ma succession dans des conditions incontestables de sérénité, de liberté et de transparence"...

Diminué par un AVC il y a 6 ans, Bouteflika annonce aussi la rédaction d'une nouvelle Constitution, consacrant "la naissance d'une nouvelle République" qui sera soumise à référendum...

Le pouvoir essaie clairement de désamorcer le mouvement de contestation inédit qui ébranle le pouvoir depuis une dizaine de jours en Algérie.

Et les autres candidats ?

Bouteflika est le 8e candidat à avoir déposé son dossier au Conseil constitutionnel, qui doit statuer sous dix jours sur la validité des candidatures. Et il ne devrait faire face à un aucun candidat susceptible de menacer sa réélection, puisque deux de ses principaux adversaires ont renoncé à se présenter.

Principal adversaire de Bouteflika aux présidentielles de 2004 et 2014, son ancien Premier ministre Ali Benflis a en effet annoncé dimanche renoncer à se présenter à une présidentielle qui n'a plus "lieu d'être" en raison de la contestation.

Abderrazak Makri, le chef du Mouvement de la société pour la paix (MSP), le principal parti islamiste qui a rompu en 2012 avec l'alliance présidentielle, a confirmé dimanche à l'AFP qu'il ne se présenterait pas puisque Bouteflika est candidat.

Le général à la retraite Ali Ghediri, qui a débarqué sur la scène politique fin 2018 en promettant "le changement", a remis son dossier dimanche. Sans parti, il est difficile d'évaluer sa réelle popularité.

Cinq autres petits candidats avaient auparavant déposé leur dossier. Le plus connu est Abdelaziz Belaïd, 55 ans : transfuge du Front de libération nationale (FLN, formation de Bouteflika) qui a créé en 2012 le Front Al-Moustakbel, il a recueilli 3 % des voix à la présidentielle de 2014.

L'homme d'affaires Rachid Nekkaz, omniprésent sur les réseaux sociaux et qui draine des foules de jeunes enthousiastes, semble pour sa part ne pas remplir les conditions d'éligibilité.