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Après les avocats et les journalistes, de nouvelles marches anti-Bouteflika

Alger, 7 mars 2019
Alger, 7 mars 2019 -
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REUTERS/Zohra Bensemra
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Devançant la forte mobilisation populaire prévue aujourd'hui contre Abdelaziz Bouteflika, des centaines de robes noires ont manifesté hier à Alger. Marchant en direction du conseil constitutionnel qui examinent les candidatures à la présidentielle, ils ont réclamé l'invalidation de la candidature de Bouteflika et remis une lettre aux membres de l'institution :

"Nous sommes ici pour exiger le respect de la Constitution et l'application des lois de la République. Les lois stipulent qu'aucun président ne peut être nommé en son absence, et qu'aucune candidature ne peut être présentée par procuration. La candidature à la présidence doit être assumée personnellement par le candidat, sinon cela constitue une violation de la volonté du peuple",expliquait Zoubida Assoul, avocate et présidente du parti l'Union pour le changement et le progrès (UCP).

"On en a marre de ce pouvoir"

Un millier d'avocats s'étaient mobilisés et scandaient "on en marre de ce pouvoir". Défilant sur environ 1,5 km, les avocats sont parvenus à franchir, au prix de quelques bousculades mais sans heurts, plusieurs cordons de police pour parvenir au Conseil constitutionnel.

Plusieurs dizaines de journalistes des médias privés et publics de presse écrite et du secteur de l'audiovisuel s'étaient aussi rassemblés pour le deuxième jeudi consécutif sur la Place de la Liberté de la Presse, dans le centre-ville, pour protester à nouveau contre les "pressions" exercées selon eux par leur hiérarchie dans leur couverture du mouvement de contestation.

La police, qui a arrêté une dizaine de journalistes lors de la précédente manifestation, n'est pas intervenue jeudi.

Quant à la présidence algérienne, dans un message publié par l'agence de presse officielle APS, sans jamais évoquer le pourquoi de la contestation, Abdelaziz Bouteflika, a appelé, je cite, "à la vigilance et à la prudence quant à une éventuelle infiltration du mouvement pacifique par une quelconque partie insidieuse, de l'intérieur ou de l'extérieur, qui pourrait (...) susciter la discorde et provoquer le chaos".

Bouteflika a fait présenter sa candidature pour un cinquième mandat alors qu'il est officiellement toujours hospitalisé en Suisse, 6 ans après un accident vasculaire cérébrale qui a laissé des séquelles.