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Pettigoe, village à cheval sur la frontière irlandaise

Pettigoe, village à cheval sur la frontière irlandaise
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Dans le petit village endormi de Pettigoe, coupé en deux par la frontière irlandaise, le bureau de poste est inondé de demandes de nationalité irlandaise, à l’approche du Brexit.

Le responsable de la poste de Pettigoe, James Gallagher, affirme que les demandes ont doublé peu après le vote du Royaume-Uni en faveur de la sortie de l’Union européenne lors du référendum de juin 2016.

“Depuis lors, il semble que ça double chaque année”.

“Cela a même augmenté au cours des derniers mois. Depuis le Nouvel An, nous avons encore 40 ou 50% d’augmentation par rapport à l’an dernier”, déclare à l’AFP le sexagénaire, tout en saluant les clients depuis son comptoir.

Les habitants de la province britannique d’Irlande du Nord ont le droit de demander la nationalité irlandaise en vertu des accords de paix de 1998 qui ont mis fin à trois décennies de violences dans la région.

Depuis cette époque, les deux moitiés de Pettigoe se sont rapprochées mais la frontière, aujourd’hui invisible, pourrait redevenir tangible si le Royaume-Uni quitte l’UE sans accord le 29 mars.

Un tiers de l’activité du bureau de M. Gallagher jumelé avec un bureau du Royal Mail britannique ouvert uniquement le lundi après-midi – provient de l’autre côté du village.

Petites bizarreries –

La majorité des billets de loterie proposés sont vendus aux Britanniques, a-t-il déclaré – habitude prise à une époque où le loto était autorisé dans la République d’Irlande, mais pas chez son voisin du nord.

Le village est rempli de ces petites bizarreries. Au nord, les boîtes aux lettres sont rouges, au sud, elles sont vertes. Côté irlandais, on trouve tous les pubs.

Lors de ses tournées matinales, la fourgonnette rouge du Royal Mail britannique passe brièvement côté irlandais, moyen le plus rapide d’effectuer son itinéraire.

Entouré de lacs, le village est coupé en deux par la rivière Termon qui marque la démarcation entre l’Irlande et l’Irlande du nord. Une petite flèche sur un pont de pierre est le seul signe visible d’une frontière qui est devenue le principal sujet de discorde entre le Royaume-Uni et l’UE.

La vie au village n’a pas toujours été aussi calme. Au cours de plusieurs décennies d’affrontements sanglants connus sous le nom de “Troubles”, des bombes ont éclaté à Pettigoe.

Par deux fois le garage de Mervyn Johnston, mécanicien de 79 ans spécialisé dans le tuning des Mini Cooper pour les compétitions de rallye, a explosé.

“Ce fut un peu agité pendant quelques années”, raconte M. Johnson, qui a servi dans le régiment de défense de l’armée britannique. Il se montre toutefois confiant: “Je ne pense pas qu’on reviendra à une situation aussi mauvaise qu’elle l‘était.”

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