Les "fake news" massivement partagées par les gilets jaunes sur Facebook

Les "fake news" massivement partagées par les gilets jaunes sur Facebook
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Plus de 105 millions de vues

On peut les voir dans les rues le samedi mais surtout sur les réseaux sociaux, tous les jours. Les gilets jaunes en font même leur principale source d'information et ne s'en cachent pas. Pourtant, les "fake news" s'y accumulent. L'ONG Havaaz a étudié le nombre de vues et de partage des 100 fausses nouvelles les plus virales sur des groupes et comptes Facebook liés aux gilets jaunes entre le premier novembre et le 6 mars. Elle ont été vues plus de 105 millions de fois et avoisinent les 4 millions de partages. Parmi les plus diffusées, celles qui touchent les forces de l'ordre. Des photos de femmes ensanglantées, présentées comme des gilets jaunes tabassées lors de manifestations, étaient en fait des images prises en Espagne.

Autre cible récurrente des "fake news" : L'Elysée. Une vidéo de Brigitte et Emmanuel Macron a été publiée en plein mouvement des gilets jaunes, le 17 novembre. En réalité, elle a été filmée un mois plus tôt, en Arménie. Toujours en ligne, elle comptabilise plus de 5,7 millions de vues.

Pour lutter contre ce fléau, certains médias se consacrent à des recherches autour de ces infox qui polluent les réseaux sociaux. D'autres ont mis en place leur propre système de vérification comme Factuel, leFact-Cheking de l'AFPou le Checknews de libération. Selon un sondage Yougov réalisé pour Avaaz, 87% des citoyens Français, Allemands, Italien et espagnols voudraient que les réseaux sociaux collaborent avec des vérificateurs de faits.

Russia Today tire profit du mouvement

Si les gilets jaunes rejettent ce qu'ils appellent les médias "mainstream", Russia Today remporte tous les suffrages grâce aux vidéos des manifestations qu'elle diffuse. La chaîne d'information, financée par la Russie, accumule plus double des vues récoltées par le Huffington Post, Le Figaro, L'Obs et Le Monde réunis.