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Adhésion de la Turquie à l'UE : un dialogue difficile à Bruxelles

Adhésion de la Turquie à l'UE : un dialogue difficile à Bruxelles
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La reprise du dialogue, après quatre ans d'interruption, s'est faite à l'occasion d'une réunion du Conseil d'association UE-Turquie à Bruxelles.

Ankara était représentée par le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavisoglu, et les institutions européennes par Federica Mogherini, la cheffe de la diplomatie européenne et par Johannes Hahn, commissaire européen responsable de l'Elargissement.

Au menu des discussions : les négociations d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, au point mort depuis de longues années.

Federica Mogherini a fait part de ses "vives préoccupations" pour l'état de droit en Turquie.

"_Des retards systématiques, des détentions, des preuves insuffisantes, des poursuites pénales contre des personnes qui exercent leurs droits fondamentaux, comme la liberté d'expression ou la liberté de rassemblement. Tout cela jette le doute sur le respect du principe de la présomption d'innocence et du droit à un procès équitable en Turquie _", a-t-elle affirmé.

Des relations tendues

Les relations entre Bruxelles et Ankara se sont très fortement tendues depuis la tentative manquée de putsch de juillet 2016 et la répression touchant opposants et journalistes qui a suivi.

Mais la Turquie souhaite poursuivre les négociations d'adhésion, comme l'a rappelé le ministre turc des affaires étrangères. Ankara espère obtenir une libéralisation pour la délivrance de visas à ses ressortissants et demande aux Etats membres de lever les obstacles à l'extension de l'Union douanière.

Mevlut Cavisoglu a balayé les critiques européennes d'un revers de main : " La Turquie possède un système judiciaire indépendant, et tout le monde y a accès. Par ailleurs la Turquie est membre de la Cour Européenne des droits de l'Homme."

L'adhésion de la Turquie s'éloigne de plus en plus. Mercredi, le Parlement européen a demandé le gel des négociations pour protester contre les mesures de répression prises par le pouvoir turc. La décision reviendra aux Etats membres de l'UE.