DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Moscou fête le cinquième anniversaire de l'annexion controversée de la Crimée

Moscou fête le cinquième anniversaire de l'annexion controversée de la Crimée
Taille du texte Aa Aa

Comme un pied de nez à la communauté internationale, la Russie célèbre le cinquième anniversaire de l'annexion de Crimée, toujours considérée comme "illégale" par l'Ukraine et les pays Occidentaux.

"La Crimée nous appartient"

A deux pas du Kremlin, un festival invite à découvrir les attraits touristiques de la péninsule. Cinq ans après, que pensent les Moscovites de l'annexion de la Crimée par la Russie ?

"Je pense que c'est confirmé historiquement que cette région doit faire partie de la Fédération de la Russie. La base de la flotte de la mer Noire est située en Crimée. C'est une zone très stratégique pour la protection des frontières de notre mère patrie", dit un homme.

Cette femme ajoute : "Je suis une fan russe de la Crimée. La Crimée nous appartient. Je suis très heureuse que nous l'ayons récupérée. C'est bon de savoir que c'était il y a cinq ans."

Galina Polonskaya, euronews : _"Selon les sondages d'opinion, la grande majorité des Russes considère toujours que l'annexion la Crimée était une bonne décision. En revanche, la part de ceux qui considère que cette décision était utile pour le pays a fortement diminué depuis 2015."
_

La "Fête de réunification entre la Crimée et la Russie"

A côté du Kremlin, à l'écart des festivités, un homme brandit une affiche avec le message : "La Crimée, c'est l'Ukraine". Pour Konstantin, la population russe paye les conséquences des sanctions occidentales mises en place après l’annexion : "Ces sanctions des pays occidentaux, qui ont été imposées pour la bonne cause, ont entraîné une détérioration du niveau de vie. Outre les sanctions, on voit que des personnes sont emprisonnées en Crimée : plus de 70 prisonniers politiques ukrainiens se trouvent dans des prisons russes", dit-il.

Près du parc Gorki, Nikolay et Marina brandissent, eux, une affiche sur laquelle figurent des prisonniers politiques, dont le cinéaste ukrainien Oleg Sentsov, opposant à l'annexion de la Crimée, condamné à 20 ans de prison par la Russie pour "terrorisme" :

"Que cela soit Oleg Sentsov ou les Tatars de Crimée... il y a une répression déraisonnable par les autorités russes", souligne Nicolay.

Pour Marina, "la Russie est de plus en plus isolée politiquement et économiquement. Elle ne tire que des inconvénients de cette situation."

Des voix ignorées par le Kremlin qui a proclamé ce 18 mars "Fête de réunification entre la Crimée et la Russie", avec des festivités sur tout le territoire pour découvrir les traditions d'une péninsule, qui continue de faire l'objet d'importantes tensions internationales