Le président français Emmanuel Macron dénonce la "tyrannie d'une minorité"

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Par Guillaume Petit
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Interdiction de manifester dans certains périmètres, limogeage du préfet de police de Paris, nouveaux moyens comme des unités anti-casseurs et le recours aux drones : l'exécutif français a voulu frapper un grand coup après les violences de samedi.

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La loi anti-casseurs à peine votée, le président français Emmanuel Macron et son premier ministre Edouard Philippe tentent à nouveau de reprendre les commandes dans la crise des gilets jaunes.

C'est au cours d'un débat de huit heures, lundi soir avec une soixantaine d'intellectuels, qu'Emmanuel Macron a fermement condamné "l'émeute de casseurs" la "tyrannie d'une irréductible minorité" de radicaux, qui justifie l'interdiction de manifester dans certains périmètres comme celui des Champs-Elysées.

Nouveaux moyens

Interdiction de manifester dans certains périmètres, mais aussi limogeage du préfet de police de Paris, déjà critiqué dans l'affaire Benalla et nouveaux moyens. 

Le premier ministre français Edouard Philippe a reconnu que l'efficacité "n'avait pas été au rendez-vous" samedi dernier. 

Il a donc annoncé une "réorganisation du maintien de l'ordre" en accordant une "plus grande autonomie" aux forces de l'ordre, qui seront placées à Paris sous un "commandement unifié" doté d'une "large capacité d'initiative".

Les détachements d'action rapide deviennent des "unités anti-casseurs" plus autonomes et les forces de l'ordre auront également recours aux drones.

Impact économique

L'autre urgence pour le gouvernement, c'est aussi de gérer l'impact de ces violences sur l'économie. 

Selon Bercy, il est estimé à 170 millions d'euros de dégâts, sans compter ceux de samedi dernier.

Le ministre de l'économie Bruno Le Maire a annoncé qu’il allait présenter des mesures aux commerçants des Champs Élysées, touchés par les pillages et les violences.

Ce mardi, Bruno Le maire et le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner devront d'ailleurs s'expliquer au Sénat sur les conséquences économiques de ce mouvement.

Christophe Castaner, un ministre dans le viseur de l’opposition, qui pointe sa responsabilité dans la gestion des événements.

Au total, 58 personnes sont passées en comparution immédiate à Paris, après l'acte 18 des "gilets jaunes" marqué par un regain de violence de la part de 1 500 casseurs.

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