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Trump vocifère mais l'armée américaine veut éviter un bourbier au Venezuela

Trump vocifère mais l'armée américaine veut éviter un bourbier au Venezuela
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Donald Trump a beau montrer ses muscles ostensiblement et brasser de l'air régulièrement, de nombreux experts mondiaux estiment qu'il bluffe quand il promet d'envoyer des troupes au Venezuela. Le président "chaviste" vénézuélien lui-même, Nicolas Maduro, le comprend. Une intervention militaire américaine se transformerait rapidement en bourbier dans les conditions actuelles, et la situation se retournerait en faveur du pouvoir intraitable en place à Caracas.

Des menaces de Trump "contreproductives"

La tentative ratée de soulèvement impulsée par le principal chef de l'opposition, Juan Guaido, a pris ce dernier en défaut. Peu de militaires ont finalement pris le risque de le soutenir, ces rares ralliements ont d'ailleurs surpris et déçu Washington, et calmé ses ardeurs guerrières. L'état-major de l'armée vénézuélienne reste clairement aux ordres de Maduro. Pour Michael Shifter, qui est président de l'Inter-American Dialogue, "Il est clair que les forces de l'opposition ont sous-estimé l'aptitude de Maduro à conserver le pouvoir". L'expert est cinglant avec les menaces récurrentes de Trump, qu'il qualifie d' "inefficaces et souvent contreproductives".

Le ministre américain des Affaires étrangères, Mike Pompeo (en photo ci-dessous),insiste néanmoins : "Une intervention militaire est possible", a-t-il déclaré, le président "est prêt à faire ce qui s'impose". Mais il a aussitôt reconnu, à mots couverts, que l'hésitation prenait le dessus : "Nous préférerions une transition pacifique (...) avec le départ de Maduro et la tenue d'une nouvelle élection". Des élus républicains insistent quand même pour faire étalage de la puissance des forces armées américaines à chaque occasion. L'un d'entre eux, Jim Banks, de l'Indiana, se dit partisan de déployer des navires autour du Venezuela pour impressionner Caracas.

Une arme économique pas suffisante

Cela fait déjà environ trois mois que les autorités américaines utilisent différentes autres stratégies, particulièrement l'arme économique, contre le régime vénézuélien. Elles ont notamment imposé de dures sanctions financières, la plus sévère étant un embargo sur le pétrole du Venezuela dont les Etats-Unis étaient jusque-là les premiers clients dans le monde. Mais on le voit, ces mesures sont loin de suffire pour faire vaciller le pouvoir socialiste de Nicolas Maduro.