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"Je suis assez optimiste pour le cinéma arabe", par Nadine Labaki, réalisatrice libanaise

"Je suis assez optimiste pour le cinéma arabe", par Nadine Labaki, réalisatrice libanaise
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C'est mardi prochain que débutera la 72ème édition du Festival de Cannes. Dans la catégorie Un certain regard, le jury sera présidé cette année par la réalisatrice Nadine Labaki. La cinéaste libanaise avait été récompensée l'an dernier pour son film "Capharnaüm". Elle avait reçu le Prix du Jury.

Nous l'avons interrogé il y a quelques jours à Beyrouth pour savoir comment elle abordait son rôle de présidente d'un jury à Cannes.

Nadine Labaki, réalisatrice et actrice libanaise :

« Pour moi, c'est une énorme responsabilité, évidemment. Je vais parler de cinéma avec des gens qui sont sur le terrain depuis si longtemps, qui sont de grands professionnels. Alors oui, c'est une grande responsabilité. Mais je pense que je vais le faire comme tout ce que je fais : avec cœur et avec instinct.

Il faut veiller à respecter le point de vue des cinéastes, leur culture, leur pays d'origine ou l'environnement qu'ils recréent. Je ne suis pas là pour juger. Je n'aime pas ce mot, 'juger'. »

Avant Capharnaüm, Nadine Labaki s'était fait remarquer pour son film "Et maintenant on va où ?", présenté à Cannes en 2011. Aujourd'hui, quel regard porte-t-elle sur le cinéma arabe ?

Nadine Labaki, réalisatrice et actrice libanaise :

« Je suis assez optimiste pour le cinéma arabe en général. Il arrive à se faire entendre. En fait, chaque réalisateur originaire de cette région a quelque chose à dire. Chaque film tourné dans cette région nous dit quelque chose. Il faut bien mesurer combien c'est difficile, ici, de faire un film. C'est difficile pour des raisons politiques, mais aussi pour des raisons économiques.

Je pense que les artistes sont comme des éponges. On absorbe tout ce qui nous entoure. Et on exprime ce qu'on ressent, notre colère, nos émotions, à travers le cinéma.

Je crois vraiment au pouvoir du cinéma, à l'impact qu'un film peut avoir. Le cinéma est un moyen de changer les choses. C'est pourquoi je suis très optimiste pour l'avenir du cinéma dans notre région. »

Dix-huit films sont en compétition dans la catégorie Un certain regard (voir ici). Plusieurs cinéastes présentent là leur premier long-métrage. Le jury, présidé par Nadine Labaki, dévoilera son palmarès le 24 mai.

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