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Nucléaire iranien : nouvelle réunion à Bruxelles

Nucléaire iranien : nouvelle réunion à Bruxelles
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Mandel Ngan/Pool via REUTERS
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Les tractations continuent autour de l'accord sur le nucléaire iranien.

Quelques jours après l'annonce de Téhéran de cesser le respect de certains engagements pris en 2015, les Européens continuent de tout mettre en œuvre pour le maintenir. Une réunion spécifiquement consacrée à l'Iran se déroulait ce lundi à Bruxelles entre les ministres des Affaires étrangères des pays européens signataires (Anglais, Français et Allemand) et Federica Mogherini, la cheffe de la diplomatie européenne.

Cette dernière a confirmé sa volonté de conserver cet accord, négocié en 2015 :

Nous continuons d'appuyer sans réserve l'accord nucléaire avec l'Iran et sa mise en œuvre intégrale. Il a été et continue d'être pour nous un élément clef de la stratégie de non-prolifération sur le plan mondial et régional donc nous allons continuer à le soutenir autant que possible avec tous nos instruments et volonté politique.
Federica Mogherini
Cheffe de la diplomatie européenne

Mike Pompeo, secrétaire d'État américain, a annoncé, la nuit dernière, sa participation à cette réunion pour discuter de « questions urgentes », et notamment de l’Iran avec les responsables européens. Une venue non prévue, qui a pris de court les Européens.

Nous serons ici toute la journée avec un agenda chargé et nous verrons au cours de la journée comment et si nous arrivons à organiser une rencontre, il est toujours le bienvenu évidemment, mais il n’y a pas de plan précis pour le moment.
Federica Mogherini
Cheffe de la diplomatie européenne

Les tensions entre Washington et Téhéran ont redoublé depuis que l'Iran a menacé de ne plus respecter certains points de l'accord conclu en 2015. Parmi ces désengagements, la possibilité de produire de l’uranium enrichi à 90 %, jusque-là limité à 3.67 %, nécessaire pour un usage militaire. Téhéran a également mis en demeure les Européens de sortir d’ici à deux mois les secteurs pétroliers et bancaires iraniens de leur isolement provoqué par les sanctions américaines. Sans quoi, la République islamique renoncera à d’autres restrictions imposées à son programme nucléaire. Un ultimatum catégoriquement refusé.

En réponse, les Etats-Unis ont décidé d'envoyer un navire de guerre et une batterie de missiles Patriot dans le Golfe persique où sont déjà présents un porte-avions et un bombardier B-52.

Les Européens, de leur côté appellent au calme. Pour eux, le dialogue est le seul et le meilleur moyen d’éviter une escalade dans la région.