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Tour d'Italie: Landa se replace, Yates cède

L'Espagnol Mikel Landa lors de la 13e étape du Tour d'Italie le 24 mai 2019
L'Espagnol Mikel Landa lors de la 13e étape du Tour d'Italie le 24 mai 2019 -
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Luk BENIES
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Première arrivée au sommet et premiers gros écarts: la 13e étape a redistribué partiellement les cartes dans le Giro au profit de l’Espagnol Mikel Landa et au détriment du Britannique Simon Yates.

Seule constante, les deux favoris, le Slovène Primoz Roglic et l’Italien Vincenzo Nibali, ont continué à se marquer de près dans ce Giro dont le maillot rose est resté sur les épaules du Slovène Jan Polanc, après cette étape gagnée au Lago Serru par le Russe Ilnur Zakarin.

A 2.237 mètres d’altitude, dans le cadre somptueux du parc national du Gran Paradiso (le plus ancien d’Italie), Roglic et Nibali ont franchi la ligne roue dans roue. Quitte à laisser plusieurs de leurs rivaux leur grignoter des poignées de secondes au pied du Lago Serru et des sommets enneigés.

Landa, le principal bénéficiaire du jour, est revenu pour l’essentiel dans le jeu après avoir perdu beaucoup de temps dans les deux premiers contre-la-montre. Le Basque, troisième du Giro 2015, est passé à l’offensive à 16 kilomètres de l’arrivée, dans la très longue montée finale (20 km!), pour s’en aller prendre la troisième place de l‘étape.

La bonne opération de l‘équipe Movistar, collectivement la plus forte dans cette première journée de montagne, a été complétée par la quatrième place de Richard Carapaz. Sa présence à la sixième place au classement, dans la mesure où l’Equatorien avait terminé le Giro à la quatrième place l’an passé, offre une ouverture supplémentaire à sa formation.

- Zakarin en vainqueur –

A l’opposé, Simon Yates a dévissé dans cette première des cinq arrivées au sommet, dans la continuité des limites affichées dimanche dernier du côté de Saint-Marin. Le Britannique qui avait survolé les cols du Giro l’an passé jusqu‘à trois jours de l’arrivée a été lâché cette fois par tous ses rivaux.

Yates, désormais relégué à près de six minutes de Roglic au classement général, a perdu gros. Tout comme, à un degré moindre, le Colombien Miguel Angel Lopez. Retardé par un saut de chaîne à une dizaine de kilomètres du sommet, “Superman” (3e du Giro 2018) a payé ensuite les efforts consentis pour revenir et a lâché près d’une minute et demie sur le duo Roglic-Nibali, les deux prétendants principaux à la victoire finale.

Pour le gain de l‘étape, Zakarin, qui appartenait à la grande échappée lancée avant le premier col, a distancé dans les deux derniers kilomètres l’Espagnol Mikel Nieve, le dernier à garder le contact sur les lacets serpentant à travers l’ancienne réserve de chasse du roi Victor-Emmanuel II.

“Je suis venu au Tour d’Italie pour faire le top 5 et j’espère que c’est encore possible”, a commenté le Russe, remonté à la troisième place du Giro. Il est vrai que Zakarin (29 ans), bon grimpeur mais vulnérable en descente, est un habitué du classement général dans les grands tours (3e de la Vuelta 2017, 5e du Giro 2017, 9e du Tour 2018).

Samedi, la 14e étape, entièrement dans le Val d’Aoste (nord-ouest), est tout aussi montagneuse mais plus concentrée, sur 131 kilomètres. Quatre ascensions sont programmées entre Saint-Vincent et Courmayeur.

Le méconnu mais redoutable Colle San Carlo (10,5 km à 9,8 %) précède la plongée vers Courmayeur et la montée finale de 8 kilomètres, en paliers et sensiblement moins raide, jusqu’au téléphérique installé au pied du Mont Blanc, la plus haute montagne d’Europe.

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