Euronews n'est plus accessible sur Internet Explorer. Ce navigateur n'est plus supporté par son éditeur, Microsoft, et les dernières fonctionnalités techniques de notre site ne peuvent plus fonctionner correctement. Nous vous encourageons à utiliser un autre navigateur, tels que Edge, Google Chrome ou Mozilla Firefox.
DERNIERE MINUTE

Des milliers de personnes manifestent contre Benjamin Netanyahu à Tel Aviv

Des milliers de personnes manifestent contre Benjamin Netanyahu à Tel Aviv
Tous droits réservés
JACK GUEZ / AFP
Euronews logo
Taille du texte Aa Aa

Plusieurs dizaines de milliers d’Israéliens étaient rassemblés à Tel Aviv, pour dénoncer "une atteinte à l'Etat de droit" et un "péril pour la démocratie".

Dans le viseur des manifestants : un projet de loi destiné à protéger le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, contre des poursuites judiciaires et à limiter le pouvoir de la Cour suprême.

"Je suis venu pour protester contre les lois que Benjamin Netanyahu veut faire voter, explique Gay Shahar, un manifestant. Elles transformeront l'Etat démocratique d’Israël en une dictature, comme en Turquie ou en Russie, où les officiels et les politiques sont au-dessus des lois."

"Nous ne vous laisserons pas transformer un Israël démocratique en une cour privée d'une famille royale ou d'un sultanat", a déclaré Benny Gantz, chef de l'alliance de centre-droit Bleu-blanc, principal parti d'opposition.

Une nouvelle coalition

Réélu en avril pour un 5ème mandat, Benjamin Netanyahu est visé par trois procédures d'inculpations, pour "corruption", "fraude" et "abus de confiance". Son audience est prévue pour le mois d'octobre. Le Premier ministre nie en bloc les accusations et dénonce une "chasse aux sorcières".

Netanyahu est en train de bâtir une nouvelle coalition avec les partis de droite, d'extrême droite et les partis religieux qui lui permettront de contrôler 65 des 120 sièges de la Knesset.

La plupart des partis qui devraient rejoindre cette coalition ont déjà exprimé leur soutien à l'idée d'accorder l'immunité au Premier ministre et de limiter les pouvoirs de la Cour suprême, accusée par les partis ultranationalistes d'être trop libérale et interventionniste.

Netanyahu a jusqu'à mercredi pour présenter un nouveau gouvernement mais n'a, pour l'heure, conclu aucun accord avec un parti.

Avec Reuters