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Hyperandrogénie: le jour d'après au meeting de Ligue de diamant de Stockholm

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Le meeting de Stockholm accueille jeudi le premier 800 m féminin en Ligue de diamant depuis la nouvelle réglementation concernant Caster Semenya et les athlètes hyperandrogènes, toujours contestée par les intéressées.

Meeting de très haut niveau, Stockholm se félicite d’accueillir dans son vénérable stade olympique de 1912, tout en briques rouges, dix athlètes numéros un mondiaux dans leur discipline. Mais pas sur 800 m.

Le double tour de piste féminin est, en effet, privé de son emblématique N.1 mondiale, la double championne olympique sud-africaine Caster Semenya, ainsi que de la Burundaise Francine Niyonsaba et la Kényane Margaret Wambui, soit le podium des Jeux de Rio en 2016.

Les trois femmes sont concernées par le nouveau règlement de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF), entré en vigueur le 8 mai, qui demande à certaines athlètes présentant une différence du développement sexuel (DSD) de suivre un traitement pour faire baisser un taux de testostérone élevé qui, selon l’IAAF, leur offre un avantage injuste dans la catégorie féminine.

Les athlètes concernées doivent faire baisser leur taux de testostérone pendant six mois consécutifs avant de pouvoir participer à une compétition internationale du 400 m au mile (1609 m).

“Il revient aux athlètes de ne pas postuler pour des meetings si elles ne sont pas éligibles, a précisé à l’AFP le directeur du meeting de Stockholm Jan Kowalski. Nous avons invité les meilleures athlètes parmi celles intéressées par notre compétition.”

- Semenya sur 2000 et 3000 m /p>

Caster Semenya, soutenue par le gouvernement sud-africain et sa fédération, continue son combat en justice en espérant pouvoir défendre son titre de championne du monde à Doha (27 septembre – 6 octobre): après avoir été déboutée de son recours contre le règlement par le Tribunal arbitral du sport (TAS) le 1er mai, elle a annoncé mercredi avoir fait appel devant le Tribunal fédéral suisse à Lausanne.

“Je suis une femme et une athlète de classe mondiale. L’IAAF ne me droguera pas ou ne m’empêchera pas d‘être ce que je suis”, écrit notamment l’athlète sud-africaine, qui indique que son recours se concentre sur “le respect des droits fondamentaux”.

Cet appel laisse planer un doute sur la suite: un organisateur de meeting, prévu plus tard dans la saison, a soufflé à l’AFP son soulagement de pouvoir attendre cette clarification pour travailler sur son “plateau” d’athlètes.

Sur la piste, Caster Semenya a décidé de continuer de courir, mais refuse de suivre un traitement: elle est annoncée sur 2000 m au meeting de Montreuil le 11 juin, puis sur 3000 m au meeting de Ligue de diamant de Eugene (Oregon), délocalisé à Stanford (Californie) le 30 juin, deux distances non concernées par le règlement.

La Kényane Margaret Wambui, qui refuse également de suivre un traitement, a déclaré pour sa part à l’AFP ne plus avoir “le goût de s’entraîner” et craindre pour sa carrière.

“Pas la même saveur” –

Dans ces conditions, l’Américaine Ajee Wilson, médaillée de bronze aux Mondiaux 2017 et N.2 mondiale, fait figure de favorite à Stockholm, face à une opposition amoindrie.

“L’intérêt n’est pas d‘être la meilleure par défaut, la victoire n’aura pas la même saveur”, juge la vice-championne olympique du disque Mélina Robert-Michon. La Française compare la situation à une hypothétique absence de la meilleure lanceuse de disque du monde, la Croate Sandra Perkovic: “Je ne rêve pas de profiter de son absence, je veux gagner quand elle est là!”.

“Ce nouveau règlement, c’est un sujet hyper difficile, juge-t-elle. Demander de prendre un traitement, c’est très intrusif pour sa vie de femme, mais je peux comprendre que ses adversaires (de Caster Semenya) se posent des questions. Comment savoir? Peut-être qu’elle a juste un talent fou qui la place au-dessus des autres?”

Outre les trois médaillées mondiales sur 800 m, deux sprinteuses kényanes ont été écartées début mai de leur sélection pour les Mondiaux de relais de Yokohama (Japon), où elles devaient participer au 4×400 m, pour des taux de testostérone élevés.

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