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Journalisme d'investigation : les DIG Awards 2019

Journalisme d'investigation : les DIG Awards 2019
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Les «questions personnelles comptent» dans le journalisme d'investigation : c'est le manifeste de la 5e édition du festival des DIG Awards qui s’est déroulé à Riccione, en Italie, du 31 mai au 2 juin, soulignant la nécessité d’un investissement personnel dans la recherche de la vérité des faits.

Et les questions personnelles comptent certainement beaucoup pour Ibrahim Alshamaly, auteur de «Under the Ground», l'un des projets en compétition.

Sa maison, à Idleb en Syrie, a été bombardée samedi dernier. Mais sa famille est en sécurité.

Le médecin Abdullah Aldarwish, protagoniste de son sujet, dénonce le silence des médias alors que la guerre en Syrie fait toujours rage : "Vous savez, il n'y a pas de journalistes étrangers dans cette région de la Syrie, ils ne les ont pas laissés entrer de Turquie ou des régions contrôlées par le régime". C'est sur les réseaux sociaux que les gens de cette région racontent ce qui se passe, mais personne ne lit ni n’écoute ce qu’ils disent. »

S'investir, être honnête

Voici pourquoi les journalistes d’investigation doivent s'investir personnellement... Naomi Klein, auteure et militante de renommée mondiale, était la présidente du jury des DIG Awards : «Vous n’allez pas risquer votre vie pour quelque chose qui vous laisse indifférent, ou dont le dénouement ne vous touche pas, et si vous prenez les risques énormes que cela comporte, dans le journalisme à cette époque, alors bien sûr, vous vous investissez, et il vaut mieux être honnête à ce sujet ».

Parfois, l’investissement n’est pas un choix, comme l'a appris dans la douleur la famille de Daphne Caruana Galizia, la journaliste maltaise assassinée en 2017. Son fils Matthew était invité spécial du festival : «Le meurtre de ma mère nous a tout simplement empêché de choisir une autre vie, même si on l'avait voulu. Ainsi, comme mon père le dit souvent aux gens qui le demandent, nous n’avons pas le choix ».

Le prix le plus convoité, c'est le Pitch Prize, assorti de 15.000 euros pour produire un prochain film. Cette année c'est une équipe de quatre Italiennes passionnées qui le décroche avec leur documentaire "Iraq without Rivers".