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Pour réussir l'adhésion à l'UE, l'Albanie doit sortir de l'impasse politique

Pour réussir l'adhésion à l'UE, l'Albanie doit sortir de l'impasse politique
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"Cette année pour la seconde fois la commission recommande l'ouverture de négociations avec l'Albanie". Lorsque le 29 mai la chef de la diplomatie européenne prononce cette phrase lors de la présentation sur l'élargissement, l'Albanie reprend espoir. Edi Rama, le Premier ministre socialiste est félicité pour ses réformes récentes, mais l'instabilité créée par les manifestations massives organisées par l'opposition qui dénonce les fraudes électorales et la corruption inquiète Bruxelles.

Le journaliste Ernest Bunguri a parlé de cela avec le chef de la délégation de l'UE en Albanie, Luigi Soreca.

"Pour mériter cette recommandation de l'UE, explique Luigi Soreca, l'Albanie a fait des progrès significatifs depuis juin 2018. Tout d'abord, dans le domaine de la réforme de la justice où les institutions prévues par la constitution de 2016 ont été mises en place, puis les procédures de validation ont abouti à plus de 140 décisions, dans les institutions qui doivent encore être mises en place s'installent de nouveaux juges. Il s'agit d'une réforme sans précédent qui fait vraiment la renommée de l'Albanie, non seulement en Europe, mais dans le monde entier.

Ernest Bunguri : "Mais, l’Albanie n’est pas seulement connue dans le monde entier pour sa réforme sans précédent de la justice, mais aussi pour les manifestations de certains partis politiques, les partis d’opposition. Pouvez-vous nous dire quelle est la différence d'appréciation entre la recommandation de la Commission européenne et les allégations de l'opposition sur le crime organisé, la corruption ?"

Luigi Soreca : "Les allégations de l'opposition sont en cours d'examen. Cependant, elles doivent être accompagnées de décisions conformes à la règle de droit. Par conséquent, si les enquêtes aboutissent à des décisions, des poursuites et des condamnations, bien entendu, l’Union européenne, tiendra beaucoup compte de tout cela."

Ernest Bunguri : "93% des Albanais soutiennent ce processus d'adhésion et cela ne se traduit pas vraiment par des actions concrètes de la part de tous les partis politiques du pays."

Luigi Soreca: "Permettez-moi de dire que je suis très heureux que ce chiffre de 93% soit si élevé. En réalité, il est supérieur à beaucoup sinon à tous nos États membres et il est certainement le plus élevé de toute la région. C’est une responsabilité qui incombe au système politique albanais mais également à l’Union européenne. Il appartient maintenant à l’UE de répondre à cet appel des citoyens albanais."

Ernest Bunguri : "Maintenant, tout le monde attend la décision des ministres européens des Affaires étrangères à la mi-juin concernant l'Albanie. Que pensez vous que sera cette décision dans deux semaines?"

Luigi Soreca: "Et bien, je pense que nous devons garder d’un côté l’optimisme de ceux qui ont bien travaillé, et c’est un optimisme basé sur les résultats obtenus par l’Albanie. Mais il y a aussi du pragmatisme. C’est la raison pour laquelle j’aimerais parler en dernier lieu d’un appel lancé à toutes les couleurs politiques pour les aider à sortir de l’impasse actuelle et à considérer l’intérêt national des Albanais, c'est cela la direction à prendre. C’est le moment de surmonter les divisions et d’examiner la priorité générale des citoyens albanais."