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Finale du Top 14: Toulouse, sept ans avant de retrouver le firmament

Le dernier titre de champion de Toulouse conquis le 9 juin 2012: le Bouclier de Brennus soulevé après la victoire sur Toulon au Stade de France
Le dernier titre de champion de Toulouse conquis le 9 juin 2012: le Bouclier de Brennus soulevé après la victoire sur Toulon au Stade de France -
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MARTIN BUREAU
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Un titre de champion en 2012 et depuis plus rien. De sa dernière finale de Top 14 il y a sept ans à celle de samedi, contre Clermont, le Stade Toulousain s’est reconstruit en soldant l’héritage vieillissant de Guy Novès et en retrouvant son ADN formatrice ainsi qu’un recrutement efficace.

2014 résonne comme une onde de choc pour le club le plus titré de l’Hexagone (19 Bouclier de Brenus), éliminé avant les demi-finales du championnat, une première depuis 21 ans.

Les prémices d’une période de récession et la fin de l‘état de grâce pour Novès (10 championnats de France, 4 Coupes d’Europe), qui quittera son club de toujours l’année suivante pour devenir sélectionneur national.

Choisi pour succéder à l’emblématique manager, Ugo Mola arrive dans un contexte compliqué, à la tête d’un staff qu’il n’a pas choisi et d’un effectif vieillissant, alors que les finances sont dans le rouge.

Le “Stade” touchera le fond en 2017, absent de la phase finale pour la première fois depuis 1976, 12e de la saison régulière après quinze défaites. Le club phare français semble s‘éteindre, dépassé par les forces émergentes, Toulon, Racing 92, ou Montpellier, incapable de conserver ses forces vives comme Louis Picamoles, qui part en 2016.

Mola est vivement critiqué, décrié jusqu‘à l’intérieur du vestiaire. “Le costume était peut-être trop grand”, assène le 2e ligne argentin Patricio Albacete, avant de faire ses valises.

- Formation et restructuration /p>

L‘été 2017 marque pourtant le début de la reconquête, entamée par une sévère restructuration signée Didier Lacroix, devenu actionnaire et président en juillet à la place de René Bouscatel.

Au cœur de son projet, l’identité toulousaine. Dans l’encadrement technique comme dans l’administratif, à l’exemple de Jérôme Cazalbou, ancien demi de mêlée maison nommé responsable du haut-niveau.

“On dit que le club n’appartient à personne, ce n’est pas vrai. Le Stade Toulousain appartient à tout le monde, à la vie quotidienne des Toulousains. On a réussi, on peut s’en vanter avec tous les membres du club, à remettre le Stade Toulousain au centre des débats”, souligne Lacroix.

Pour amorcer le rebond sportif, Lacroix conforte Mola et se déleste d’un effectif vieillissant et des plus gros salaires (Dusautoir, Albacete, McAlister), à qui Novès et Bouscatel avaient offert un dernier tour de manège. Yoann Maestri et Florian Fritz suivront à l‘été 2018, année du retour en phase finale (défaite en barrages contre Castres).

Place à la jeunesse du centre de formation, redevenu productif et qui fera successivement éclore plusieurs joueurs, dont les internationaux Julien Marchand et Romain Ntamack.

Recrutement efficace –

Ils étaient ainsi dix joueurs formés au club sur la feuille de match de la demi-finale contre La Rochelle samedi (20-6). Des jeunes et moins jeunes, comme Maxime Médard, Yoann Huget et, à un degré moindre, Sébastien Bézy.

Avec leurs joueurs marqués au fer rouge et noir, les Toulousains retrouvent leur ADN, le fameux “jeu de mains, jeu de Toulousains”. Bien aidés aussi par les éléments extérieurs Sofiane Guitoune (12 essais) ou Cheslin Kolbe, qui symbolise le retour à un jeu où la vitesse prime sur le physique.

Du moins derrière. Car devant, le Stade Toulousain concasse tous ses adversaires comme à la belle époque de Novès, grâce en partie à un recrutement ciblé et qui apporte, de nouveau, une véritable plus-value (Kaino, Richie Arnold, Elstadt).

Imprévisible et séduisant derrière, intraitable et féroce devant, Toulouse survole la saison régulière, battant records de points (98) et d’essais.

L’engouement renaît, le stade Ernest-Wallon reprend vie, l‘équipe évoluant même six fois à guichets fermés, dont deux au Stadium (33.000 places).

“Aujourd’hui, nous sommes un club de transmission”, juge Mola. Et peut-être, samedi au Stade de France, de nouveau vainqueur après sept ans de disette.

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