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Athlétisme: Semenya accuse la Fédération marocaine d'avoir "rendu impossible" sa participation au 800 m de Rabat

La Sud Africaine Caster Semenya à Montreuil le 11 juin 2019
La Sud Africaine Caster Semenya à Montreuil le 11 juin 2019 -
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GEOFFROY VAN DER HASSELT
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La Sud-Africaine Caster Semenya, engagée dans une bataille juridique avec la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) au sujet du règlement sur l’hyperandrogénie, a accusé samedi la Fédération marocaine d’avoir “rendu impossible” sa participation au 800 m du meeting de Rabat, dimanche.

La double championne olympique a déclaré dans un communiqué qu’elle n’avait pas “décliné l’invitation”, comme l’avait expliqué à l’AFP Alain Blondel, le responsable du plateau de la compétition, mais que “l’invitation tardive” avait “rendu impossible” sa venue au Maroc.

Selon Semenya, la Fédération marocaine l’a, dans un premier temps, invitée à courir avant de se rétracter puis de refaire machine arrière vendredi.

“Le 7 juin 2019, Caster a accepté l’invitation de la Fédération de se présenter à Rabat le 16 juin, indique le communiqué. Elle a pris les dispositions nécessaires et a réservé le 12 juin un vol Paris-Rabat. Le 11 juin, Alain Blondel a soudainement informé l’agent de Caster que le président de la Fédération marocaine d’athlétisme ne voulait pas que Caster court. Frustrée par cette injustice et ce rejet tardif, Caster n’a pas eu d’autre choix que de retourner en Afrique du Sud.”

“Le 14 juin, la Fédération a de nouveau changé de cap et a dit à l’agent de Caster que Caster était invitée à courir le 16 juin, poursuit le communiqué. À ce moment-là, les seuls vols à destination de Rabat auraient supposé un voyage de 20 heures, ce qui signifie que concourir n‘était rationnellement pas possible pour Caster.”

Après la récente décision du Tribunal fédéral suisse de suspendre provisoirement le règlement de l’IAAF, uniquement pour Semenya, la Sud-Africaine peut de nouveau recourir sur sa distance fétiche dont elle est double championne olympique (2012 et 2016).

Le nouveau règlement, entré en vigueur le 8 mai, stipule que certaines athlètes présentant une différence du développement sexuel (DSD) doivent suivre un traitement pour faire baisser un taux de testostérone élevé qui, selon l’IAAF, leur offre un avantage injuste dans la catégorie féminine. Les athlètes concernées doivent faire baisser leur taux de testostérone pendant six mois consécutifs avant de pouvoir participer à une compétition du 400 m au mile (1609 m).

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