Euronews n'est plus accessible sur Internet Explorer. Ce navigateur n'est plus supporté par son éditeur, Microsoft, et les dernières fonctionnalités techniques de notre site ne peuvent plus fonctionner correctement. Nous vous encourageons à utiliser un autre navigateur, tels que Edge, Google Chrome ou Mozilla Firefox.
DERNIERE MINUTE

Vendues par leurs familles au Pakistan puis violées en Chine

Vendues par leurs familles au Pakistan puis violées en Chine
Tous droits réservés
Immagini "Lusa"
Euronews logo
Taille du texte Aa Aa

Accusés de trafic d'être humain, une trentaine d'hommes, pakistanais et chinois, ont été arrêtés ces dernières semaines par l'Agence fédérale d'enquête du Pakistan. Depuis la création de ces réseaux de trafiquants, plus de 1 000 femmes ont été vendues pour de l'argent. Une activité alimentée par la surpopulation d'hommes en Chine et profitant de l'extrême pauvreté de certains Pakistanais.

Farooq Masih et des hommes d'église ont depuis consacré des heures à déterrer les réseaux de trafic. Ils ont récemment mené leur propre opération d'infiltration à Faisalabad, orchestrant un faux mariage qui a conduit l'Agence fédérale d'enquête aux courtiers et au pasteur qui ont célébré les unions contre rémunération. Des opérations qui ont permis de libérer Natasha Masih.

Il m'humiliait et me battait. Il m'a pris mon passeport : " Comment peux-tu t'échapper ? Je t'ai acheté au Pakistan, tu m'appartiens. Tu es ma propriété."
Un jour, il m'a violée. Le lendemain, un nouvel homme est arrivé. Ils étaient souvent ivres, ils couchaient ensemble et me battaient. Puis il amenait d'autres hommes et m'ordonnait de coucher avec eux.
Natasha Masih

La plupart des femmes sont issues de la petite communauté chrétienne du Pakistan, qui compte parmi les plus pauvres du pays. Sumaira a pu s'échapper avant de partir en Chine. Violée pendant une semaine, elle a pu rentrer chez elle, où elle a confronté ses frères qui l'avait vendue : "Quand je suis rentrée chez moi après sept jours, j'ai crié à mes frères : "Pourquoi m'as-tu vendue ? Combien d'argent as-tu eu pour moi ?"".

Toutefois, les représentants du gouvernement pakistanais ont ordonné à la police de garder le silence sur l'étendue des réseaux, craignant que cela ne nuise aux liens économiques de plus en plus étroits avec Pékin.