The Brief from Brussels : l’Europe doit faire plus contre la corruption

The Brief from Brussels : l’Europe doit faire plus contre la corruption
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REUTERS/Milan Kammermayer
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Le rapport annuel du Conseil de l'Europe sur la corruption tombe à point nommé. La publication de cette étude intervient alors que la République tchèque connait ses plus grandes manifestations depuis 30 ans pour réclamer la démission du Premier ministre, Andrej Babis, accusé de détournement de fonds. "La République tchèque est en procédure de non-conformité. Lors de la dernière évaluation les autorités ont reçu 16 recommandations et aucune d'entre elles n'a été mise en œuvre", insiste Marin Mrcela, président de l’organe anti-corruption du Conseil de l’Europe (GRECO).

Mais le cas tchèque n'est pas isolé, 15 autres pays enfreignent les procédures y compris la France et l'Allemagne. La Hongrie a décidé de ne pas autoriser la publication du rapport. Pour l'eurodéputé écologiste hongrois Benedek Javor ce refus est une forme d'aveu. "En agissant de la sorte le gouvernement confesse d'une certaine façon qu'en Hongrie la corruption systémique menace l'argent public et en particulier les fonds européens", précise-t-il.

Pour le Conseil de l'Europe la perception du public du faible niveau de corruption dans certains pays peut conduire à sous-estimer le phénomène. "Je pense que c'est à chaque pays quel que soit le classement de ce rapport d'agir en conséquence car ils peuvent toujours faire mieux", insiste le directeur de Transparency International Europe, Nicholas Aiossa Le Conseil de l'Europe propose de renforcer l'action sur les systèmes judiciaires, les juges et les procureurs pour améliorer progressivement la situation.

Brèves :

  • Accord commercial UE-Vietnam

L'Union européenne donne son aval à un accord commercial avec le Vietnam. Le document sera signé formellement dimanche à Hanoï. Ce traité de libre-échange permettra de supprimer 99% des droits de douanes sur les biens entre les deux partenaires. Le montant annuel de ces échanges est évalué à 50 milliards d'euros.

  • Régler les responsabilités parentales transfrontières

Mieux protéger les enfants en cas de divorce des parents de nationalités différentes, c'est le sens du texte adopté ce mardi par les Etats membres. Il s'agit de renforcer la coopération judiciaire au sein de l'Union européenne afin de régler le plus rapidement possible les séparations, la garde des enfants, les droits de visite. Dans les affaires d'enlèvement ce nouveau règlement permettra de ramener plus rapidement l'enfant dans le pays où il vit.