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Le débat sur l'euthanasie relancé en Espagne

Le débat sur l'euthanasie relancé en Espagne
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L'affaire Lambert n'est pas un cas isolé en Europe. En Espagne, un hôpital d'Alcala de Henares est actuellement au centre d'une bataille judiciaire. Une de ses patientes est atteinte d'une maladie neurodégénérative depuis 20 ans, et l'équipe médicale estime qu'en cas d'arrêt cardio-respiratoire, recourir à des techniques avancées de réanimation relèverait de l'acharnement thérapeutique. La famille et une association religieuse ont porté plainte et la justice doit désormais statuer.

« Nous sommes très contents parce qu'une vie a été sauvée, la vie de Maria Teresa, une personne qui veut se battre, une famille qui veut qu'elle se batte pour une vie digne », s'est félicité Polonia Castellanos, avocate de la famille de María Teresa Blanco.

Âgée de 54 ans, Maria Teresa Blanco ne peut ni parler ni se mouvoir. Elle a déjà souffert de plusieurs arrêts cardio-respiratoires. Pour l'équivalent espagnol du Conseil national de l'Ordre des médecins, le code de déontologie médicale justifie le choix de l'établissement.

« Lorsqu'il s'agit de mesures extraordinaires, en particulier si elles sont très fortes, très techniques et qu'elles engendrent un niveau élevé de souffrances chez le patient sans qu'aucun résultat ne soit garanti, notre code de déontologie nous enjoint de ne pas les mettre en oeuvre et nous considérons même que ce serait une mauvaise pratique », explique Juan José Rodríguez Sendín, président de l'Organización Médica Colegial.

En Espagne, le débat sur la légalisation de l'euthanasie a été rouvert avec la mort de Maria José Carrasco. Atteinte de sclérose en plaque depuis 30 ans, elle avait demandé à de nombreuses reprises à son mari de l'aider à mourir. Il lui a administré un barbiturique en avril dernier et risque aujourd'hui jusqu'à 10 ans de prison.