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Émotion après le meurtre d'un carabinier en Italie

Émotion après le meurtre d'un carabinier en Italie
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Effondrée, l'épouse de Mario Cerciello Rega accompagne une dernière fois le corps de son époux.

Devant la chapelle qui accueillait son corps, collègues et amis sont venus lui apporter leur soutien et rendre hommage à ce carabinier de 35 ans sans histoires.

Mario Cerciello Rega a été tué vendredi après avoir répondu à l'appel d'un dealer pour le vol de son sac.

Selon les premiers éléments de l'enquête, les deux jeunes Américains avaient pris le sac du dealer qui leur avait vendu de l'aspirine pour de la cocaïne et réclamaient 100 euros pour le lui rendre. Mais ce dernier a prévenu les forces de l'ordre et ce sont les gendarmes qui se sont rendus, en civil, au rendez-vous fixé pour l'échange.

Celui qui a reconnu avoir porté les coups de couteau a expliqué avoir cru qu'il s'agissait d'amis du dealer et avoir paniqué.

Le couteau a été retrouvé dissimulé dans la chambre d'un hôtel quatre étoiles où les deux jeunes originaires de San Francisco séjournaient non loin de là.

Samedi soir, une juge a validé l'arrestation d'Elder Finnegan Lee et de Gabriel Christian Natale Hjorth, deux touristes américains de 19 ans, pour les chefs de meurtre aggravé et de tentative d'extorsion.

Selon les carabiniers, l'un des deux a avoué être l'auteur des coups de couteau ayant tué Mario Rega Cerciello.

Le policier sera enterré dans sa ville natale près de Naples en présence du premier ministre italien, Guiseppe Conte, qui n'a pas hésité à qualifier la mort de Mario Cerciello Rega de "blessure profonde pour l'Etat".

Une nouvelle polémique

Parallèlement, une enquête interne a été ouverte après la publication d'une photo où l'un des deux Américains apparaît tête baissée, menotté et les yeux bandés, pendant son interrogatoire. Selon les médias, le carabinier qui lui a mis le bandeau sera muté. Il a expliqué avoir agi ainsi pour empêcher le jeune homme d'apercevoir des éléments sensibles de l'enquête sur les écrans du bureau.

Amnesty International a exprimé son inquiétude et le président de l'union des avocats pénalistes, Me Giandomenico Caiazza, a assuré qu'un tel traitement pouvait justifier d'exclure l'interrogatoire du dossier. Et Salvini a relancé la polémique en diffusant lui-même la photo sur les réseaux sociaux et en assurant: «L'unique victime est un homme, un fils, un mari, un carabinier, un serviteur de la patrie !»