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Tempête politique contre Boris Johnson

 Tempête politique contre Boris Johnson
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Le chef du parti travailliste a été parmi les premiers à dégainer contre la décision de Boris Johnson de suspendre pour plus d'un mois le Parlement à partir de la deuxième semaine de septembre.

"Ce que fait le Premier ministre, c'est une sorte de vol à main armée de notre démocratie" a réagi Jeremy Corbyn, qui accuse le Premier ministre britannique de "forcer une sortie sans accord de l'Union européenne. De quoi a-t-il si peur pour suspendre le Parlement et l'empêcher de discuter de ces questions ? " déclare-t-il.

Le leader du parti travailiste a annoncé avoir écrit à la reine Elizabeth II pour lui demander un entretien, selon une source au sein du Labour. Le leader de l'opposition a également réagi à un tweet de Donald Trump soutenant la décision de Boris Johnson : "Je pense que ce que dit le Président des Etats-Unis, est que Boris Johnson est exactement ce qu'il recherchait : un Premier ministre complaisant qui confiera les services publics et la protection de la Grande-Bretagne aux entreprises américaines dans le cadre d’un accord de libre-échange".

La cheffe des Libéraux-démocrates Jo Swinson parle de "lâcheté" alors que la Première ministre écossaise Nicolas Sturgeon évoque une "sombre journée" pour la démocratie. "Il semble donc que Boris Johnson soit sur le point de fermer le Parlement pour imposer un Brexit sans accord. À moins que les députés ne s'unissent pour l'en empêcher la semaine prochaine" a-t-elle réagi sur Twitter.

Dans les rangs des Conservateurs l'ancien ministre des Finances Philipp Hammond dénonce lui un "scandale constitutionnel" et le président de la chambre basse du Parlement John Bercow partage la même analyse.

Boris Johnson explique avoir besoin "d'unité" dans les ses dernières semaines de négociations avec Bruxelles.

Mina Andreeva est la porte-parole de la Commission européenne : "Nous ne commentons pas les procédures politiques internes de nos Etats membres. Et nous n'allons pas non plus spéculer sur ce que cela signifie pour les procédures parlementaires du Royaume-Uni. C'est au Royaume-Uni de répondre."

Les députés britanniques ont rejeté à trois reprises l'accord de sortie de l'Union européenne tel qu'il a été conclu après deux ans de négociations avec le gouvernement de Theresa May.