Newsletter Newsletters Events Évènements Podcasts Vidéos Africanews
Loader
Suivez-nous
Publicité

Municipales 2026 : la carte des villes où tout peut basculer

Euronews a recensé les villes où vont se jouer les prochaines elections municipales
Euronews a recensé les villes où vont se jouer les prochaines elections municipales Tous droits réservés  AP Photo
Tous droits réservés AP Photo
Par Sophia Khatsenkova
Publié le
Partager Discussion
Partager Close Button

De Paris à Marseille, les partis politiques jouent gros à deux semaines du premier tour : explorez notre carte interactive des bastions, des duels serrés et des seconds tours à haut risque.

À un peu plus d’un an de l’élection présidentielle, les municipales des 15 et 22 mars 2026 s’annoncent comme bien plus qu’un scrutin local.

PUBLICITÉ
PUBLICITÉ

De Paris à Marseille, en passant par Lyon, la bataille des mairies concentre des enjeux nationaux : implantation territoriale, capacité à gouverner et rapport de force entre partis politiques avant 2027.

Les partis traditionnels veulent préserver leurs places fortes, les écologistes cherchent à confirmer la “vague verte” de 2020, le bloc central tente d’éviter l’effacement municipal, tandis que le Rassemblement national et La France insoumise espèrent transformer leur dynamique nationale en ancrage local.

Pour aider à y voir clair, Euronews publie une carte interactive qui repère les villes où l’enjeu sera le plus décisif.

Les villes clés pour le Parti socialiste (PS)

Pour le PS, ces municipales sont d’abord une élection de défense : conserver ses grands fiefs urbains et sécuriser les successions là où des figures historiques passent la main.

L’enjeu est de taille : il leur faudra éviter que les villes socialistes ne deviennent des terrains de conquête pour une droite rassemblée ou pour une gauche plus radicale qui cherche à s’installer durablement.

Les principaux points de bataille de la droite et du bloc central

Les élections municipales sont traditionnellement favorables à la droite classique. En dépit d’un faible nombre de députés à l’Assemblée nationale, Les Républicains restent le parti le plus ancré sur le territoire français, avec 813 communes à leur actif, soit 2,3 % des maires.

Dans plusieurs villes, l’objectif sera de garder des mairies vitrines (dont Nîmes, la plus grande ville dirigée par LR), de montrer que le parti peut résister à l’usure nationale, et de préserver un réseau d’élus indispensables pour peser politiquement avant 2027.

Mais le véritable piège réside dans la fragmentation interne : candidatures concurrentes au sein du même camp et porosité avec l’extrême droite. Là où la droite se divise, elle ouvre un boulevard soit à une gauche mieux coordonnée, soit au RN, qui profite des divisions.

Le centre, lui, joue aussi sa survie municipale : rester un partenaire d’alliances crédible, plutôt que de se retrouver coincé entre deux blocs et condamné à disparaître.

Les villes décisives pour les Écologistes

Les Écologistes espèrent encore surfer sur la “vague verte” de 2020 : conserver les grandes villes conquises (dont Lyon ou encore Strasbourg), démontrer que les transformations du quotidien (mobilités, urbanisme, végétalisation) tiennent politiquement et ne pas se faire emporter par une contre-offensive construite autour du “retour à l’ordre” de la droite.

Là où la concurrence à gauche est forte, les Écologistes doivent éviter de paraître isolés : les accords de second tour peuvent faire la différence entre conserver une mairie ou la voir basculer.

Les villes ciblées par le Rassemblement national (RN)

Pour le RN, l’enjeu est de convertir sa dynamique nationale en ancrage territorial : conserver ses bastions, mais surtout gagner de nouvelles villes pour sortir du statut de force “de scrutin national” et s’installer dans la durée.

Dans les villes disputées, sa progression dépend souvent de deux facteurs : la division du camp d’en face et la capacité (ou non) des forces concurrentes à construire un front commun.

Les villes clés pour la France insoumise (LFI)

Pour LFI, ces municipales représentent l’occasion de combler un déficit historique : s’implanter localement et ne plus viser uniquement la présidentielle ou les législatives.

Conquérir des villes — ou, à défaut, devenir incontournable dans les coalitions — permettrait de renforcer sa capacité d’organisation à l’approche de 2027.

Mais la stratégie est délicate : LFI doit à la fois se distinguer du PS (qu’elle critique sur le bilan des majorités sortantes) et garder une porte ouverte aux accords de second tour.

Accéder aux raccourcis d'accessibilité
Partager Discussion

À découvrir également

Mort de Quentin Deranque : le spectre d'un "cordon sanitaire" autour de LFI ?

Municipales 2026 : la carte des villes où tout peut basculer

Catherine Pégard à la Culture, retour de Sabrina Roubache : l'Élysée acte un mini-remaniement