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L’UE attentiste face au chaos du Brexit

L’UE attentiste face au chaos du Brexit
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Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, répète être prêt pour un Brexit sans accord. En réponse la Commission européenne n'a pas l'intention de se laisser déborder. "Nous lançon un dernier appel pour que tout le monde soit prêt en cas de Brexit sans accord", souligne la porte-parole de l’institution Mina Andreeva. Les diplomates des Etats membres évoqueront cette semaine les préparatifs. Ils aborderont aussi la possibilité de recourir aux fonds d'urgence pour aider les pays les plus touchés en cas de sortie sans accord comme l'Irlande, l'Allemagne, les Pays-Bas, le Danemark ou encore la Belgique. Au Parlement européen les yeux sont tournés vers Londres. "J'espère que la politique britannique retrouvera de la rationalité, que tout le monde retrouvera le sens des responsabilités, qu'il y aura soit un Brexit ordonné ou pas de Brexit du tout", souffle l’eurodéputée libérale Sophie in’t Veld.

L'une des questions est de savoir s'il faut donner un peu de marge de manœuvre à Boris Johnson. "Ce qui est en jeu ici c'est la cohésion de 27, c'est la cohésion du marché intérieur et si le prix à payer pour maintenir cette cohésion c'est d'endurer un Brexit sans accord c'est un prix qui en vaut la peine", assure le parlementaire écologiste Philippe Lamberts. Dans l’hémicycle les élus estiment qu’une extension des négociations peut se transformer en une bénédiction ou une malédiction. "Nous ne pouvons pas donner d'extension sans condition. Demandons aux Britanniques ce qu'ils souhaitent", juge le socialiste Udo Bullman. De son côté la chrétienne-démocrate Mairead McGuinness avertit que "si nous ajoutons plusieurs extensions nous pourrions y être encore dans 10 ans et répondre aux mêmes questions". Une certitude semble se dessiner dans les couloirs européens, les responsables estiment que la balle est toujours dans le camp britannique.