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Iran, Russie et Turquie veulent "éteindre l'’incendie en Syrie"

Iran, Russie et Turquie veulent "éteindre l'’incendie en Syrie"
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« Éteindre l’incendie en Syrie » dans le dernier bastion rebelle d'Idleb voilà l'objectif du nouveau sommet tripartite d'Ankara. Malgré le cessez-le-feu du 31 août dernier, le régime syrien continue son offensive sur le dernier bastion rebelle d'Idleb. Les principaux acteurs du conflit : la Turquie, la Russie et l'Iran, se disent alarmés par le risque d'une détérioration de la situation humanitaire.

"Zone de sécurité"

L'un des objectifs d'Ankara est de créer un "zone de sécurité" " dans le nord de la Syrie pour pouvoir y renvoyer une partie des plus de 3,6 millions de réfugiés syriens : _"Nous pouvons accueillir au moins deux millions de frères et sœurs syriens réfugiés dans notre pays, " _explique le président turc Recep Tayyip Erdogan,"et si nous pouvons étendre cette zone à Deir al-Zor et Raqqa, le nombre de Syriens qui pourront alors retourner dans leur pays peut dépasser les 3 millions. "

Problème kurde

Cette « zone tampon » serait aussi une façon pour les turques de séparer leurs frontières des zones contrôlées par des combattants kurdes, les Unités de protection du peuple (YPG) qu’Ankara considère comme terroristes. Une milice, également appuyée par Washington, parallèlement allié d’Ankara dans le soutien à l’opposition syrienne.

Troupes américaines

Pour la Russie et l'Iran, soutiens de Damas, la présence de troupes américaines en Syrie pose problème. Pour le président russe Vladimir Poutine "_leur présence sur le territoire syrien est illégale" _mais il affirme vouloir croire que la décision du président américain de retirer ses troupes sera effectivement mise en œuvre.

En décembre 2018, Donald Trump avait ordonné le retrait immédiat des troupes américaines en Syrie, avant de réviser son jugement pour le rendre plus progressif. Le sort des troupes américaines en Syrie semble intimement lié à celui des turques. Le président Turc a affirmé que la zone tampon prévue serait mise en place de manière unilatérale en cas de désaccord avec son allié américain.