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Présidentielle en Afghanistan, entre risques d'abstention et d'attentats

Présidentielle en Afghanistan, entre risques d'abstention et d'attentats
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En théorie, plus de 9,5 millions d'électeurs sont appelés aux urnes en Afghanistan ce samedi. Dans les faits, combien seront-ils à s'y rendre, entre risques de fraude et menace d'attaques des talibans ?

Les Afghans ont pourtant le choix parmi une liste de 18 candidats. Mais seuls deux font réellement figure de favori ; les mêmes qu'il y a 5 ans, lors du dernier scrutin : l'actuel chef de l'Etat Ashraf Ghani, et son chef de l'exécutif Abdullah Abdullah.

Les deux hommes se vouent une détestation mutuelle. En 2014, les irrégularités avaient été telles que les Etats-Unis avaient imposé une médiation. Celle-ci a conduit à la création du poste d'Abdullah Abdullah.

Cette fois, Ashraf Ghani espère une réélection claire qui lui permettrait de négocier avec les talibans, qui le considèrent comme une "marionnette" de Washington.

Risques d'attentats

Des talibans qui ont menacé d'attaquer les bureaux de vote pour dissuader la population de se rendre aux urnes.

Malgré ces avertissements, le bilan à la mi-journée restait relativement limité. Un attentat près d'un bureau de vote de Kandahar a fait 16 blessés dans la matinée, et un autre à Jalalabad a fait un mort et deux blessés.

Plusieurs autres attaques à la grenade ou à la bombe, qui n'ont pas fait de victimes, ont été signalées par des responsables locaux.

Pourtant, 72 000 militaires ont été déployés par les autorités pour sécuriser les 5 000 bureaux de vote du pays, alors que plus de 100 personnes ont déjà péri dans des attentats revendiquées par les talibans, depuis le début de la campagne électorale.