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Législatives en Autriche : c'est l'heure du choix

Législatives en Autriche : c'est l'heure du choix
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REUTERS/Leonhard Foeger
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Jour de vote ce dimanche en Autriche. Le conservateur Sebastian Kurz est le favori de ces élections législatives, mais de nombreuses questions demeurent quant à la coalition qu'il pourrait former.

L'ex-chancelier conservateur Sebastian Kurz de 33 ans semble assurer d'arriver en tête mais il va devoir se chercher un ou plusieurs partenaires de coalition.

  • Le retour de l'extrême-droite ?

Première alliance possible, et c'est la plus populaire auprès des Autrichiens : une coalition avec l'extrême droite. Sebastian Kurz et le FPÖ ont déjà gouverné ensemble, mais cette alliance ne s'était pas remise d'un scandale de corruption impliquant l'ancien chef de l’extrême-droite, Heinz-Christian Strache.

Le FPÖ semble néanmoins bien enraciné sur le plan électoral, mais reste à savoir si les dernières révélations de cette semaine concernant l'ex-leader du parti auront un impact dans les urnes.

"L'élément central, c'est la lutte entre les camps politiques", explique l'analyste politique Peter Hajek. "Nous avons un camp à droite et un camp à gauche. Sebastian Kurz a en fait mentionné qu'il souhaitait former un gouvernement de droite et que l'Autriche était un pays conservateur. Et entre ces deux camps, celui de gauche est nettement plus faible que celui de droite. C’est vraiment la principale dynamique de cette campagne électorale."

Mais si Sebastian Kurz s'entend bien avec le nouveau chef du FPÖ Norbert Hofer, il refuse le retour au sein de l'exécutif du représentant de la branche dure du parti, l'ancien ministre de l'Intérieur Herbert Kickl.

  • Quels scores pour les sociaux-démocrates et les Verts ?

Deuxième scénario possible, beaucoup moins plausible : une alliance avec les sociaux démocrates, menés pour la première fois par une femme, Pamela Rendi-Wagner.

Mais l'ex-chancelier sait qu'il pourrait perdre en popularité alors que les électeurs ne veulent plus entendre parler de ce "vieux couple".

Les inimitiés personnelles sont nombreuses et les deux formations s'opposent sur les questions sociales comme économiques. "\_L'alchimie entre Sebastian Kurz et les sociaux-démocrates ne fonctionne vraiment pas", analyse Peter Hajek, et "surtout avec Rendi-Wagner"_.

Les Verts pourraient, de leur côté, réaliser une percée, alors que l'environnement a été un thème majeur de la campagne. Ces derniers gouvernent déjà plusieurs régions avec les conservateurs et envisagent de participer pour la première fois à un gouvernement fédéral.

  • Un gouvernement minoritaire ?

Autre possibilité, si aucune coalition viable n'est formée : Sebastian Kurz a déclaré qu'il pourrait soumettre à l'approbation du Parlement un gouvernement minoritaire, mais les partis d'opposition ont déjà dit qu'ils ne soutiendraient pas un tel exécutif.

Tout nouveau gouvernement devra par ailleurs être investi par le président de la République, l'écologiste libéral Alexander Van der Bellen, dont l'influence pourrait peser en faveur de la formation d'un pacte entre Sebastian Kurz et les Verts.

- avec agences