DERNIERE MINUTE
This content is not available in your region

Grèce : Costa-Gavras s'intéresse à la crise financière dans son nouveau film

euronews_icons_loading
Grèce : Costa-Gavras s'intéresse à la crise financière dans son nouveau film
Taille du texte Aa Aa

Le cinéaste Costa-Gavras s'intéresse à la crise financière grecque de 2015 dans son nouveau long-métrage : "Adults in the room".

Le réalisateur franco-grec y dévoile les coulisses occultes de l'Europe, et le rôle du ministre des finances de l'époque, Yanis Varoufakis, qui a tenté de sauver son pays de la banqueroute. Une tragédie grecque des temps modernes.

De vives réactions

Après la première du film à la Mostra de Venise, les réactions ont été très intenses, en particulier de la part d'internautes grecs, alors même que le long-métrage n'était pas sorti à Athènes. La plupart des commentaires, très orientés politiquement, ont été supprimés du site IMDb.

"Je pense que les réactions à propos d'un film sont quelque chose de normal" affirme le cinéaste. "Ce film correspond à une période difficile vécue par les Grecs. Ils connaissent très bien ces événements. Chaque citoyen grec a son propre point de vue. Il perçoit ce qui s'est passé à sa manière. Là, quelqu'un lui montre cette période sous un angle différent. C'est ma perception. Vous pouvez avoir vos convictions. Regardez-le et vous pourrez alors décider" conseille-t-il.

"Nous devons parler de tout cela et faire face aux événements, quand ils sont encore frais_"_ estime Christos Loulis, interprète du rôle de Yanis Varoufakis. "Le temps, bien sûr, aide les émotions fortes à se calmer et nous aide à trouver la distance nécessaire. L’art nous aide également à nous éloigner des événements récents" poursuit-il.

Ne pas entrer dans la censure

D'après la critique de cinéma Lidia Galanou, chaque réalisateur doit avoir le droit de traiter de tous les sujets. "Si nous commençons à juger qu'un réalisateur peut traiter ou non un événement, nous entrons dans un processus de censure très effrayant et dangereux. Cela n'a rien à voir avec notre démocratie" estime-t-elle.

"Quiconque a le culot de tirer avantage d'un tel film pour des intérêts politiques ou sociaux a également tort, qu'il soit pour ou contre le film" poursuit-elle, alors que le film a enflammé le débat public avant même sa sortie, prévue le 3 octobre en Grèce.