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Mitsokakis doit convaincre les créanciers de la Grèce

Mitsokakis doit convaincre les créanciers de la Grèce
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En Grèce, si la nomination de Kyriakos Mitsotakis a été plutôt bien accueillie par les marchés financiers il y a deux mois, ce sont maintenant les créanciers du pays que le nouveau Premier ministre doit convaincre.

Ces derniers sont justement de retour à Athènes ce lundi dans le cadre d'un nouveau plan d'évaluation de l'économie grecque.

Car Mitsotakis a promis des réductions massives d'impôts qui vont faire baisser les recettes fiscales au grand dam de Berlin et de La Haye notamment.

Mais à Athènes les acteurs économiques applaudissent.

Konstantinos Kollias, président de la Chambre économique grecque : "Les dernières initiatives du gouvernement en matière de réduction des impôts, de suppression totale du contrôle des capitaux et de volonté de poursuivre les réformes, qui se reflètent dans la baisse des taux obligataires à 5 et 10 ans, sont autant d'éléments qui, je pense, créent un environnement propice aux investissements ".

Mais les investissements ont besoin de financement or le système bancaire grec n'est pas encore assez solide. Même si la situation est bien moins grave qu'en 2016, le taux de créances douteuses reste encre 12 fois plus élevé que dans le reste de l'Union européenne. Et forcément, face à ce risque, les banques restent donc frileuses pour prêter de l'argent.

D'où l'appel lancé par Ioannis Chatzitheodosiou, le président de la Chambre des métiers d'Athènes :

"Nous exhortons le gouvernement à créer une banque d'investissement, qui sera en mesure de garantir et de couvrir les banques. Les chambres des métiers devraient être autorisées à fournir une grande partie des petites garanties aux PME pour soutenir les banques et permettre aux liquidités d'entrer sur le marché".

Pour l'instant, en tous cas, la confiance semble avoir été rétablie entre les Grecs et leur nouveau gouvernement. A charge maintenant pour Kyriakos Mitsotakis de rassurer les ministres de l'économie de la zone euro.

Panos Kitsikopoulos, Euronews : "Le gouvernement grec souhaite discuter de la situation à l'Eurogroupe en décembre prochain. Athènes va essayer de négocier un accord pour réduire ses efforts financiers : l'idée est de prendre en compte les profits dégagés par la Banque centrale européenne dans le cadre du rachat d'obligations grecques, ce qui permettrait de réduire l'excédent primaire qui a été convenu avec les créanciers".

_ Avec Agences_