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La Tunisie vote pour élire ses députés pour la 3e fois depuis 2011

La Tunisie vote pour élire ses députés pour la 3e fois depuis 2011
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Reuters
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Les Tunisiens ont commencé à élire dimanche leurs députés lors d'un scrutin qui pourrait signer, dans le prolongement du premier tour de la présidentielle, un profond rejet des partis traditionnels, conduisant à un Parlement éclaté en une multitude de formations novices.

Signe visible de ce rejet : si, en 2011, lors des premières législatives après la révolution, les électeurs montraient fièrement leur doigt marqué d'encre, dimanche la plupart essuyaient prestement cette empreinte électorale. Ainsi, Mohamed Daadaa, 60 ans, a voté "sans aucun espoir d'un changement positif dans ce pays". "Je n'ai confiance en personne et en aucun parti politique. La vie ne fait qu'empirer dans ce pays !", s'emporte-t-il.

"Les gens n'ont plus confiance dans les anciens partis, et ils ne connaissent pas les nouveaux donc ils ne sont pas motivés par ce scrutin", a estimé un jeune observateur de l'organisation tunisienne Mourakiboun, Ali Rekiki.

Ces troisièmes législatives depuis 2011 sont en outre éclipsées par une présidentielle à suspense, pour laquelle deux candidats en rupture avec les élites politiques restent en lice pour le second tour de dimanche prochain : Kais Saied, un juriste sans structure partisane, et Nabil Karoui, fondateur du mouvement Qalb Tounes ("Cœur de la Tunisie") et actuellement en prison.

Elles sont pourtant cruciales dans le berceau du Printemps arabe, où le Parlement est chargé des questions préoccupant le plus les Tunisiens : l'économie qui peine à décoller, le chômage bien ancré, les services publics défaillants et l'inflation.

Les sept millions d'électeurs sont appelés aux urnes jusqu'à 18h00, et les résultats préliminaires sont attendus mercredi. Mais, comme pour le premier tour de la présidentielle le 15 septembre, des sondages devraient donner une première tendance dès dimanche soir.

Trois semaines après ce premier acte du scrutin présidentiel qui a balayé les dirigeants sortants, les sondages officieux évoquent l'arrivée d'une vague d'indépendants, qui représentent un tiers des listes en lice, et de nouveaux partis. Plus de 15 000 candidats se disputent 217 sièges.