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Brexit : la tension monte à trois semaines de l'échéance

Brexit : la tension monte à trois semaines de l'échéance
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Boris Johnson a réservé un accueil chaleureux au nouveau président du Parlement européen, l'Italien David Sassoli. Mais certains observateurs se sont posé la question du sens de cette visite. David Sassoli, à l'issue de l'entretien, a reconnu qu'aucune percée n'a été réalisée. "Nous n'accepterons pas un accord qui fragilise les accords du Vendredi Saint et le processus de paix en Irlande ou qui compromettrait l'intégrité de notre marché unique" a dit le responsable européen.

Un peu plus tôt, la tension était montée d'un cran au Royaume-Uni après les propos de la chancelière Angela Merkel estiment qu'un accord sur le Brexit était "extrêmement improbable". Dans un tweet direct, le président du Conseil Donald Tusk a reproché au Royaume-Uni de jouer un jeu stupide consistant à rejeter ses propres responsabilités sur les autres.

Le ministre irlandais des affaires étrangères Simon Coveney s'est voulu plus conciliant en estimant que malgré les différences et le temps qui passe, l'espoir d'un accord demeure bel et bien. "Il y a beaucoup de désinformation qui circule, a-t-il prévenu. Je veux le dire haut et fort : le gouvernement irlandais et l'Union européenne travaillent d'arrache-pied pour parvenir à un accord qui permette un Brexit ordonné d'ici la fin du mois."

Mais le Premier ministre irlandais Leo Varadkar, lui, est sans illusions. "Ce qu'a fait le Royaume-Uni, c'est répudier l'accord que nous avions négocié avec le gouvernement de Theresa May en remettant la moitié de ce travail sur la table et en disant qu'ils font ainsi une concession, ce qu'ils ne font évidemment pas."

Dans cette ambiance tendue, un groupe de Brexiters s'est fait remarquer par une publicité insultant Angela Merkel. "Je saisis cette occasion pour me dissocier entièrement de toute forme d'expression raciste ou insultante envers l'Allemagne. Ce sont nos amis, nos alliés, c'est un grand pays."

Le Parlement a été une nouvelle fois temporairement suspendu. Dans la coulisse, les négociations continuent tandis que les opposants à Boris Johnson se battent pour empêcher coûte que coûte un Brexit sans accord.

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