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OTAN : démonstration de force à la frontière entre la Pologne et la Lituanie

Les manoeuvres de l'OTAN à la frontière entre la Pologne et la Lituanie ont pris fin vendredi.
Les manoeuvres de l'OTAN à la frontière entre la Pologne et la Lituanie ont pris fin vendredi. Tous droits réservés Mindaugas Kulbis/Copyright 2024 The AP. All rights reserved
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Par euronews avec AP
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Baptisé "Brave Griffin", un exercice militaire de l'OTAN a été organisé pour rappeler à la Russie que le corridor de Suwalki restait sous la protection étroite de l'Alliance atlantique.

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L'OTAN a terminé vendredi un exercice militaire à la frontière entre la Pologne et la Lituanie pour sécuriser le fameux corridor de Suwalki. Une bande de terre longue 85 km qui correspond à la frontière lituano-polonaise.

Particularité de ce couloir terrestre : il se situe à 65 km à vol d'oiseau de l'oblast de Kaliningrad, qui appartient à la Russie, et se trouve à portée de canon du Bélarus.

Baptisée "Brave Griffin", l'opération de l'OTAN visait à rappeler à la Russie que cette zone demeurait sous haute protection de l'Alliance atlantique d'autant que dans les documents de l'OTAN ce corridor est décrit comme l'une des zones les plus vulnérables de l'Alliance. D’un point de vue militaire, il s’agit d’un point d’étranglement, et s’il est capturé, les connexions terrestres entre les États baltes et le reste de l’OTAN seraient alors fermées.

Quelque 1 500 soldats de Lituanie, de Pologne, des États-Unis et du Portugal ont ainsi participé à l'exercice. Pour la Lituanie en particulier, ces manœuvres conjointes constituaient un "échauffement" avant le plus grand exercice de son histoire moderne prévu cet été : quelque 10 000 soldats lituaniens et un nombre égal d'alliés de l'OTAN y participeront. 

La possibilité d’une attaque russe contre l’OTAN a été de plus en plus évoquée ces derniers mois, en lien après le retard important dans l’aide militaire américaine à l’Ukraine.

Avec la reprise de l'aide en début de semaine, les alliés ont discuté vendredi de son renforcement, lors de la réunion (virtuelle) du "Groupe de contact" (format de Rammstein) auquel 50 pays sont participants. Au cours de la réunion, le chef du Pentagone, Lloyd Austin, a annoncé l'envoi de missiles Patriot supplémentaires à Kyiv, mais n'a rien dit de décisif sur les lanceurs, ce que l'Ukraine réclame activement. Selon Volodymir Zelenskyy, les forces armées ukrainiennes ont besoin d'au moins 7 batteries Patriot supplémentaires pour assurer la protection des grandes villes contre les frappes aériennes russes.

Vendredi soir, des alarmes anti-aériennes ont de nouveau retenti dans tout le pays. Plusieurs explosions ont été entendues dans les régions principalement du sud-ouest. L'avertissement a été lancé rapidement, mais a repris plus tard dans certaines régions après le décollage de bombardiers lourds russes Tu-95 d'une base aérienne sur la péninsule de Kola.

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