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Entre pro et anti-Moreno, l'Équateur en ébullition

Entre pro et anti-Moreno, l'Équateur en ébullition
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Ils ne baissent pas les bras. Ils étaient encore des dizaines de milliers, mercredi, à envahir les rues de Quito, en Équateur pour dire leur colère contre la hausse du prix de l'essence. Souvent masqués, ils ont affronté la police à coups de pierres et de cocktails Molotov. Parmi les manifestants, de nombreux indigènes qui affluent vers Quito depuis les différentes provinces du pays, à pied ou à bord de pick-up.

"Nous nous battrons jusqu'à ce qu'il parte, dit un manifestant en colère. Cet homme, Lenin Moreno, ne vaut plus rien. Nous combattons tous, nous ne sommes pas des partisans de Rafael Correa, nous sommes tout l'Equateur."

Le président Lenin Moreno a ordonné mardi un couvre-feu nocturne autour des lieux de pouvoir. Il a aussi proclamé l'état d'urgence pendant soixante jours. A Quito, les cours sont suspendus et les transports publics se font rares. Ailleurs dans le pays, des habitants bloquent des routes et des puits de pétrole.

A Guayaquil, où le siège du gouvernement a été déplacé lundi, des milliers de manifestants se sont rassemblés pour apporter leur soutien au chef de l'État. Guayaquil, capitale économique du pays, où les milieux d'affaires font bloc derrière le président. "Nous sommes ici pour défendre le droit à la paix, témoigne Diana Gonzalez, une manifestante. Pour dire : ça suffit, la grève ça suffit, trouvons un consensus, essayons de nous comprendre les uns les autres."

Des contacts ont été noués entre gouvernement et manifestants anti-Moreno, par l'intermédiaire de l'ONU et de l'Église catholique. Depuis 1997, trois présidents équatoriens ont déjà été contraints de démissionner après des manifestations.