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L'opposition hongroise fait tomber une forteresse de Viktor Orban, Budapest

L'opposition hongroise fait tomber une forteresse de Viktor Orban, Budapest
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REUTERS/Bernadett Szabo
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Le parti ultra-conservateur du Premier ministre de Hongrie, Viktor Orban (ci-dessous), ne s'y attendait pas, et le coup l'a d'autant plus assommé. Les élections municipales de dimanche ont fait perdre au Fidesz l'une de ses places fortes, la capitale carrément, qu'il gérait fermement depuis 9 ans. Les sondages donnaient pourtant une légère avance au maire sortant.

Le nouveau "héros" de la coalition d'opposition qui a conquis Budapest s'appelle Gergely Karacsony. Il a terrassé par surprise Istvan Tarlos, un fidèle du chef du gouvernement. Karacsony est vraiment à l'opposé de son adversaire malheureux, il est jeune, 44 ans - Tarlos en a 71 - il est de centre-gauche, avec des convictions écologistes et pro-européennes.

Le Fidesz affaibli en ville, toujours fort en campagne

Selon des résultats encore partiels, le maire élu de la capitale l'a emporté par près de 51% des voix contre environ 44% pour l'édile sortant, et il a clamé une "victoire historique". Dimanche soir, il a lancé :

Nous ramenons Budapest en Europe. Budapest sera verte et libre

Il est vrai que la métropole - 1,7 millions d'habitants - constituait l'objectif le plus difficile à atteindre pour l'opposition à Viktor Orban, dont le pouvoir est devenu en quelque sorte "un modèle" depuis plusieurs années pour les partis de la droite ultra-conservatrice, nationaliste et anti-migrants à travers l'Europe.

Plus globalement, l'alliance d'opposition entre la gauche, les libéraux et les centristes, a gagné plus de terrain que prévu en s'emparant d'une dizaine des 23 principales villes de Hongrie; elle n'en tenait que 4 jusqu'à présent. Ceci dit, le parti Fidesz, au pouvoir depuis 2010, reste largement majoritaire, après ce scrutin municipal, dans les communes de taille moyenne et les localités en zone rurale.

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