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A Rouen, trois semaines après l'incendie de Lubrizol

A Rouen, trois semaines après l'incendie de Lubrizol
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Le 26 septembre, un spectaculaire incendie dans l'usine Lubrizol à Rouen dégageait un immense nuage de fumée dans toute la région.

Rapidement, les autorités ont ordonné aux agriculteurs de ne plus vendre leur production en attendant les résultats des analyses de toxicité.

Une interdiction levée lundi dernier après un avis favorable de l'Anses (l'agence nationale de sécurité sanitaire et de l'alimentation).

Les préjudices

Selon le ministère de l'agriculture, 3000 agriculteurs ont été impactés par l'incendie, pour un dommage total évalué entre 40 et 50 millions d'euros. Une somme qui devrait être couverte par un fonds spécial que Lubrizol a promis de réunir.

Mais à Rouen, d'autres entreprises estiment aussi avoir subi des pertes, et estiment cette somme insuffisante.

Le commerce de centre-ville a été particulièrement impacté par cette catastrophe, pour plusieurs raisons : parce que tout d'abord, le panache de fumée a forcément eu un impact sur la fréquentation du centre ville, notamment le jeudi, le jour de l'incendie, mais également le vendredi et le samedi. Avec des baisses de fréquentation de l'ordre de 50%.
Fabien Grouselle
Directeur de l'Économie Locale, mairie de Rouen

Au delà des commerçants, des fournisseurs, sous-traitants et clients de Lubrizol ont également dû ralentir leur production et mettre leurs salariés en chômage partiel.

Cet accident pose une question-clé : de telles industries chimiques ont-elles leur place près des grandes villes ?

Les premiers enseignements qu'on peut tirer de cette expérience, c'est qu'on doit incontestablement améliorer l'information que l'on doit aux habitants, une information sérieuse, rigoureuse et indépendante.
On doit aussi s'intéresser aux conditions, aux garanties qu'on peut apporter pour permettre de concilier à la fois qualité de vie, préservation de l'environnement et présence de l'industrie dans un territoire.
Je rappelle que la Seine-Maritime est un territoire industriel, que les usines sont là depuis presque toujours.
Pour autant, et c'est bien normal, il y a une attente beaucoup plus forte aujourd'hui en terme de sécurité et de sûreté.
Christophe Bouillon
Député, président de la mission d'information sur Lubrizol

L'enquête suit son cours pour déterminer comment un tel accident a pu être possible alors que le site de Lubrizol était classé en SEVESO seuil haut.

Cette directive européenne a été créée après l'accident écologique de 1976 dans la ville de Seveso, en Italie, et a depuis été mise à jour après chaque accident industriel majeur.

L'incendie de Lubrizol, il y a deux semaines, devrait donc conduire à une nouvelle mise à jour des réglementations.

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