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Au Liban, dix jours de contestation

Au Liban, dix jours de contestation
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Reuters
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10 jours de protestation et pas le moindre signe d'apaisement au Liban. Les manifestants sont de nouveau descendus dans les rues des grandes villes et ont maintenu le blocage de grands axes routiers pour dire leur rejet du pouvoir. Par endroits, comme à Tripoli, la grande ville du nord, le face-à-face avec l'armée et la police a tourné aux violences. Au moins six personnes auraient été blessées ce samedi.

« Nous demandons à ce qu'il y ait une enquête sur chaque soldat ayant tiré sur ces pauvres gens, oui ces pauvres gens, parce qu'ils n'ont pas un sou, parce qu'ils ont faim ! s'écrie un manifestant. Nous avons faim, les gens meurent, ils n'y arrivent plus. Nous demandons une enquête transparente aux chefs de l'armée. »

Dans un pays en pleine crise économique, les protestataires accusent de corruption et d'incurie une classe politique plus accaparée par ses luttes sectaires que par le rétablissement des services publics. 30 ans après la fin de la guerre civile, les jeunes sont la tête de pont de cette mobilisation.

« La rue est le seul moyen de faire pression pour les gens, assure Yehya al-Tannir, un jeune comédien. Nous ne quitterons pas la rue jusqu'à ce que nos demandes soient acceptées. Il y aura moins de monde, et ensuite plus, c'est comme ça. Ce n'est pas facile de mener une révolution à son terme au Liban, nous sommes réalistes. C'est très dur. »

Une mobilisation qui gagne aussi la diaspora. À Londres, plusieurs centaines de personnes ont manifesté ce samedi devant l'ambassade du Liban et ont entonné l'hymne national.

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