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13 novembre 2015 : l'hommage aux victimes

13 novembre 2015 : l'hommage aux victimes
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Quatre ans après les attentats les plus meurtriers commis en France, ministres et officiels ont commémoré mercredi les attaques djihadistes du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis qui ont fait plus de 131 morts et 350 blessés, dans un contexte de menace toujours élevée.

Stade de France, terrasses des restaurants sur lesquelles les djihadistes ont ouvert le feu, puis salle de concert du Bataclan: les ministres de la Justice et de l'Intérieur, accompagnés notamment de la maire de Paris, se sont recueillis sur les lieux des attaques perpétrées par trois commandos.

Emmanuel Macron a appelé les Français à se souvenir de la promesse de "rester unis pour ne jamais laisser gagner" ceux qui ont commis les attentats. "Aujourd'hui, souvenons-nous du 13 novembre et de ses victimes", a tweeté le chef de l'Etat.

La menace terroriste est "toujours aussi élevée", a rappelé sur France Inter le secrétaire d'Etat à l'Intérieur, Laurent Nunez. "Il faut être toujours aussi vigilant", a-t-il ajouté, évoquant notamment "la dissémination partout dans le monde des djihadistes" qui ont perdu leur emprise territoriale en Syrie et en Irak.

Les hommages ont commencé peu après 9h aux abords du Stade de France à Saint-Denis, avec des dépôts de gerbe au pied de la plaque à la mémoire de l'unique victime, Manuel Dias, tué dans les explosions. Le maire de la ville Laurent Russier, et les ministres de la Justice, Nicole Belloubet, et de l'Intérieur Christophe Castaner, accompagnés de Laurent Nunez, ont observé une minute de silence.

Ils se sont ensuite dirigés vers Paris et les terrasses des bars et restaurants visées par les fusillades, où 39 personnes ont trouvé la mort: le Carillon et le Petit Cambodge, la Bonne Bière, le Comptoir Voltaire et la Belle équipe.

La matinée s'est conclue par un discours des représentants d'associations de victimes à la mairie du XIe arrondissement, après un hommage devant le Bataclan, où 90 personnes venues écouter un groupe de rock américain sont mortes sous les balles.

Pour le président de l'association de victimes 13onze15, Philippe Dupeyron, les difficultés quatre ans plus tard restent vives: "de nouvelles victimes se déclarent, des couples se défont, des vies professionnelles sont encore bouleversées".

"C'est un moment important d'union et de solidarité. Il ne faut jamais cesser de commémorer, comme on le fait pour les deux guerres mondiales, pour les futures générations. Les choses peuvent vite être oubliées", a estimé un habitant, Didier Desgrois, 65 ans.

À la fin de la cérémonie, victimes et proches ont accroché des mots avec des rubans sur un olivier, "première pierre" du futur jardin de la mémoire dédié aux attentats.

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