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70 ans de l'OTAN : rien de tel qu'une soirée à Buckingham...

Photo de groupe au palais de Buckingham pour les 70 ans de l'OTAN
Photo de groupe au palais de Buckingham pour les 70 ans de l'OTAN -
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Yui Mok/Pool via REUTERS
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Une petite soirée au palais de Buckingham, rien de tel pour fêter les 70 ans de l'OTAN. Conviés par la reine Elizabeth II, les 29 dirigeants membres de l'alliance ont réussi à bien se tenir, du moins pour la soirée. Les divisions ont été éclipsées le temps d'un dîner...

Mais les failles sont bien là, la passe d'armes entre la France et la Turquie sur "la mort cérébrale" de l'OTAN, l'offensive unilatérale d'Ankara en Syrie, et les errements de Donald Trump quant à son engagement dans l'alliance assombrissent cet anniversaire.

Une séance de travail est prévu ce jour, te nul ne sait vraiment ce qu'il en sortira.

Dès hier, les échanges d'amabilités entre les présidents français et américains ont donné le ton notamment sur le terrorisme. Macron évoquant "l'ennemi commun", et Trump soulignant que de nombreux combattants de Daech étaient européens et évoquant ironiquement le problème des rapatriements :

"Voudriez-vous quelque sympathiques combattants d'État islamique ? Je peux vous les donner, vous pouvez en prendre autant que vous voulez".

"Soyons sérieux. le très grand nombre de combattants sur le terrain vient de Syrie, d'Irak et de la région. Votre problème numéro un, ce n'est pas le nombre de combattants étrangers, ce sont les combattants du groupe État islamique de la région et il y a de plus en plus de ces combattants aujourd'hui en raison de la situation actuelle" a rétorqué Emmanuel Macron.

"Voilà pourquoi c'est un grand politicien, c'est la meilleure réponse langue de bois que je n'ai jamais entendue", lui a répondu Trump.

Emmanuel Macron a aussi exigé des explications de la Turquie sur son intervention contre les forces kurdes du nord de la Syrie, mais il n'a pas obtenu satisfaction lors de la pré-rencontre au 10 Downing Street entre les dirigeants turcs, allemands, français et britanniques. La question des réfugiés, moyen de pression s'il en est, a aussi été abordée.

Après la rencontre, les quatre dirigeants ont rendu publique cette déclaration : "les dirigeants s'emploieront à créer les conditions d'un retour sûr, volontaire et durable des réfugiés et affirment que la lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes doit se poursuivre".

Ce sommet de l'OTAN va -t-il permettre de réparer ce qui a été cassé ? Quid des relations avec la Russie et la Chine ? Difficile d'imaginer une avancée compte tenu des divisions actuelles. En tous cas, cette rencontre à Londres, en pleine campagne électorale, a attiré des manifestants de tout bord, surtout anti-Trump ...

REUTERS/Kevin Coombs
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